Les Ryads n’aiment pas le dirham

Les Ryads n’aiment pas le dirham

Vous partez en week-end et vous avez envie de le passer dans un Ryad à Marrakech. Comment faire ? Vous n’avez qu’à vous connecter sur Internet et choisir comme moteur de recherche : Google. Vous mettez Ryads et c’est parti. Le moteur de recherche vous emmènera dans le monde de «Mille et Une Nuits» en vous renvoyant sur le site : www.ilove-marrakech.com. Après un bienvenu sonore, vous aurez l’embarras du choix. Toute une panoplie de Ryads, allant de C2 à C5. Autrement dit, des maisons d’hôtes de la catégorie 2 à la catégorie 5.
Seulement voilà, vous serez surpris ! Les prix sont affichés en euro, s’il vous plaît. Comme si les maisons d’hôtes étaient un produit destiné exclusivement aux touristes étrangers. Interrogé sur ce point, Abdelhak Aït El Haraj, président de l’AMHMS (Association des maisons d’hôte de Marrakech et Sud), a fait savoir que, certes, les prix sont affichés en euros, mais cela ne veut pas dire que les touristes marocains ne font pas partie de la clientèle ciblée par les opérateurs de ce secteur touristique. Ces maisons d’hôtes appartenaient auparavant à de grands notables et commerçants de la cité ocre avant que leur propriété ne change de main. Une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre. Elles sont aujourd’hui le nouveau produit fétiche de la ville. Devant la montée en flèche de la demande, notamment en provenance de l’étranger, la concurrence est devenue de plus en plus rude. Pour se démarquer par rapport à la concurrence, chacun a trouvé sa propre recette. Certains jouent la carte de l’ancienneté, comme «Dar Gallia», qui date de 1929.
D’autres ont opté plutôt pour la proximité des sites historiques de la ville, le cas du Ryad des Oliviers, ou encore le service complet : salon TV Sat, Hifi, bibliothèque, le cas de Celia. Certes, les Ryads, aujourd’hui plus organisés et plus structurés, essayent de soigner leur image et faire connaître les maisons d’hôtes, notamment en participant à des salons à l’étranger, mais il reste beaucoup à faire. À commencer par le problème des Ryads qui opèrent dans l’informel, sans assurance, ni déclaration du personnel auprès de la CNSS….. Selon la loi 00-61, datant du 15 août 2002, toute maison d’hôtes doit adhérer à une association. Or dans la réalité, c’est autre chose. En tout, une vingtaine d’établissements n’ont pas encore adhéré à une association. Selon Abdelhak El Haraj, lesdits Riads ne sont pas encore prêts.
En clair, ils n’ont pas encore rempli tous les critères d’adhésion. « Ils sont en cours de classement et d’encadrement », a expliqué El Haraj. Créée en 2002, l’AMHMS regroupe, aujourd’hui, plus de 70 sociétés de gestion de maisons d’hôtes. Le classement des maisons d’hôtes relève de la compétence d’une commission officielle, qui dépend directement de la wilaya de Marrakech.

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