Les start-down du e-commerce

Paradoxe. Si au niveau international c’est le secteur privé qui s’est investi davantage dans la vente et l’achat sur Internet, au Maroc ce n’est pas le cas. Depuis la création, en 2000, à l’initiative de plusieurs banques, d’une plate-forme de paiement électronique sécurisée (Maroc Telecommerce), ce sont plutôt les administrations et les organismes publics qui ont emboîté le pas au privé.
Il s’agit d’organismes qui sont en train de mettre en place des sites Web offrant la possibilité de payer sur Internet des prestations.
Le cas le plus prometteur est sans doute la CNSS.
Sous l’impulsion de son top management, cet organisme s’apprête à lancer au courant du mois de mars son site des télé-déclarations sociales (www.cnss.ma). Ainsi, les 110000 affiliés de la Caisse pourront télé-transmettre, via un réseau électronique de communication, l’ensemble de leurs déclarations sociales ainsi que les ordres de paiement correspondant à leurs cotisations.
L’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale (OMPIC) n’est pas en reste. Son site Web (www.ompic.org.ma) , en phase de test, permet actuellement de consulter les bilans des entreprises ainsi que leurs comptes de produits et de charges. À court terme, l’Office offrira la possibilité de commander en ligne ces bilans pour les recevoir sur support papier.
Toujours dans le domaine public, l’Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadre et de la Cartographie a mis à la disposition des notaires du Royaume un système électronique en mesure des les informer en ligne (http://efoncier.acfcc.gov.ma) de l’état d’un titre foncier : propriétaire, superficie et charges…
En revanche, dans le secteur privé, le bilan n’est pas encourageant. Les sites qui ont démarré depuis le second semestre de l’année 2001 n’ont pas pu résister. Seuls quatre sites marchands sont actuellement opérationnels : Wanadoo.ma, Andaloo.com, Leconomiste.com, et Maroc Immobilier. La filiale de France Telecom au Maroc commercialise ainsi ses cartes d’abonnement à l’Internet sur la toile.
Quant à l’Economiste et Andaloo, ils permettent à leurs lecteurs de payer leur abonnement via le Web. Le dernier arrivé sur le marché, en l’occurrence Maroc Immobilier (www.maroc-immo.com) facture directement sur le Net l’insertion des annonces immobilières sur son site Web.
D’autres sites ont suspendu leur activité après une période de moins d’un an. C’est le cas du site des appels d’offres Maroc Business, la boutique informatique de la filiale de la multinationale Siemens et la boutique des cadeaux d’entreprises « Laestyle».
Le seul site B to B au Maroc (Business to Business) développé par la multinationale Wincor Nixdorf n’as pas pu, lui aussi, résister. La société a fermé récemment son site dédié à la vente de consommables pour les guichets automatiques bancaires.
A noter qu’outre les sites opérationnels sur la plate-forme « Maroc Telecommerce », d’autres sociétés ont opté pour le paiement à travers des solutions basées à l’étranger. C’est le cas du provider MTDS qui offre la possibilité d’achat le nom de domaine «.ma » sur Internet.

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