Les statistiques à l’heure de la standarisation

«Les statistiques, en matière de tourisme, est un problème qui se pose sur l’échelle internationale, qui reste valable au Maroc.
Les définitions et la terminologie utilisées par l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), sont répercutées dans chaque pays utilisateur de l’information. Toutefois, ces pays n’ont pas recours aux standards internationaux », précise M. Hassan El Hamdouni, chef du service de la stratégie et de la documentation auprès du ministère du Tourisme.
L’actualité? La déclaration du ministre lors d’une rencontre portant sur « les statistiques touristiques, quels usages ? Quelles perspectives ?» M. Oualalou a mis l’accent sur : « un langage commun en matière de statistiques de tourisme s’avère plus que jamais nécessaire ». Pour M. El Hamdouni : « le séminaire a été l’occasion de donner des exposés sur les définitions, de la documentation appropriée et de présenter les instruments utilisés au Maroc et sur le plan international». Notre interlocuteur ne manque pas de préciser que le Maroc reste un pays doté d’un système statistique rigoureux. Certes, mais pour les incultes en statistiques, des explications s’imposent. « Deux volets intéressent la question. Sur le plan terminologique, au niveau international, les utilisateurs se réfèrent aux mêmes définitions ». Le tourisme récepteur signifie partout : un séjour à l’étranger de 6 jours qui comprend même les résidents marocains à l’étranger.
« Le second volet repose, quant à lui, sur la question de la source d’information et le traitement de cette dernière ». En effet, il s’agit de l’adoption des mêmes définitions et concepts.
Pour ne citer qu’une illustration. Lorsqu’une structure d’accueil de touristes évalue le flux, par exemple de passagers. Elle traite l’information toutes catégories confondues. Au niveau, du département de la statistique, le recoupement n’est pas évident. D’autant plus, qu’en la matière, c’est l’évaluation de l’apport de l’activité touristique dans l’économie nationale, qui prime. Selon, le département, l’expérience réalisée en 1994 a permis l’élaboration d’une analyse financière économique dans le cadre de la stratégie. L’adoption du concept de « compte satellite », qui gravite autour du compte global du pays, facilitera l’évaluation de la compétitivité de la destination Maroc et, par-delà, son environnement concurrentiel.
Le contrat-programme, ficelé au cours des mois d’octobre et de novembre de l’année prochaine s’aligne sur cette option. Dix millions de touristes sont attendus vers 2010. Une telle projection ne sera crédible, qu’une fois les données statistiques afférentes au secteur, connaîtront une uniformisation tant terminologique que conceptuelle. Autre point. Se fondant sur les conclusions de l’enquête de 1994, et l’adoption des nouveaux concepts en matière de comptabilité nationale, l’Observatoire du tourisme verra dans près de deux semaines, l’étude sur le terrain démarrera. Recoupement des besoins et mécanismes préconisés auprès des administrations et des opérateurs, afin de trouver une formule adéquate à la réalité du pays.

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