décembre 13, 2017

 

Les syndicats s’inquiètent du plan de crise

Les syndicats représentant le personnel de la RAM ne cachent pas leurs inquiétudes sur l’impact social du plan de crise initié par la direction générale. Que ce soit l’UMT, la CDT ou l’UGTM, ces centrales affichent la même position. Pas question de remettre en cause des acquis du personnel, même si elles ont l’assurance qu’il n’y aura aucun licenciement. Les syndicats ont même brandi la menace de grève si l’entreprise revient sur ces acquis. La montée en créneau des syndicalistes s’explique par le retard enregistré en début du mois dans le paiement de certains salaires. Ce retard est justifié, selon la direction, par des problèmes au niveau de la trésorerie. Pour faire face à la crise, la RAM avait prévu le réajustement des effectifs. Concrètement, cette mesure se traduit «par l’ouverture des possibilités de congés sans solde, mises en disponibilité, travail à mi-temps, mise à la retraite anticipée et départs volontaires». Parallèlement à ces dispositions, la Compagnie avait recommandé le gel des salaires ainsi que l’annulation des primes. Cette mesure est refusée par les représentants des syndicats. Selon plusieurs d’entre eux, le marasme que vit l’entreprise n’est pas aussi inquiétant par rapport à celui vécu à l’époque de la guerre du Golfe. Selon leurs déclarations, l’activité de l’entreprise commence à reprendre pour le mois de novembre. Ce qui ne justifie pas à leurs yeux la mise en place d’un plan de réajustement des effectifs. Pour l’heure, les syndicats attendent avec impatience la fin du mois de novembre avant de passer à l’action. Au cas où la prime exceptionnelle ne serait pas accordée au personnel, la menace d’une grève n’est pas exclue.

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