L’Espagne appuie deux projets d’investissement au Maroc

Avec un appui financier du gouvernement espagnol de l’ordre de 10%, les multinationales espagnols Endesa et Telefonica projettent d’investir au Maroc.
Un total de 379,7 millions d’euros a été engagé. Le Fonds d’investissement à l’extérieur, que gère la Compagnie espagnole du financement du développement (COFIDES), a déjà donné son accord.
Des deux opérations, la majeure partie de cet investissement porte sur la construction, par Endesa, d’une centrale électrique. Son montant est de 255,9 millions d’euros, avec un appui financier de l’administration espagnole de 11,36 millions d’euros.
Telefonica compte, pour sa part, investir 123,8 millions d’euros dans des services de téléphonie. Les aides financières publiques sont à hauteur de 25 millionns d’euros. Selon le journal 5Dias, qui a publié l’information, « malgré les tensions diplomatiques, les entrepreneurs espagnols se sont à maintes reprises adressés au gouvernement espagnol en vue d’une normalisation des relations économiques entre les deux royaumes ». Jugé par les acteurs économiques espagnols comme étant un « pays prioritaire aux projets d’internalisation des grandes entreprises ibériques et un marché à très fort potentiel », le Maroc est le dixième client de l’Espagne, le premier en Afrique. Rien qu’en 2001, la valeur des exportations espagnoles au Maroc a été d’environ 1,503,89 millions d’euros. Avec un capital productif cumulé de 238,74 millions d’euros, uniquement dans les cinq dernières années, l’Espagne est le deuxième investisseur étranger au Maroc, après la France. Plus de 800 entreprises espagnoles sont installées au Maroc.
Avant ces deux grands projets, CONFIDES avait autorisé le financement, avec l’appui du Fonds espagnol d’investissement pour petites et moyennes entreprises (FONPYME), d’un projet de Solano 2000. il s’agit de l’un des principaux fabricants des composantes de caoutchouc de chaussures pour monter une usine au Maroc.
La participation de l’Etat espagnol dans les deux projets précités, serait-il un autre signe du dégel, tout au moins économique, des relations entre les deux pays ?

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