Lettre du tourisme : 2010 La mi-temps

Lettre du tourisme : 2010 La mi-temps

Les promesses de l’été sont tenues. Les résultats à fin août 2005 sont concluants. Près de 500 mille arrivées de plus, un million et demi de nuitées supplémentaires…
Dans quatre mois, le premier quinquennat de la vision 2010 sera atteint. Mas il ne faut pas se leurrer. Il s’agit bien d’une vision et non d’un plan de développement. Les paris risquent de ne pas être tous tenus. Les chantiers les plus menacés sont ceux de la capacité hôtelière additionnelle et de la formation professionnelle car il nous sera difficile de construire en cinq ans -sauf sursaut de dernière heure et nous sommes spécialistes dans ce domaine- 100 000 lits nouveaux et de former plus de 60.000 cadres et employés touristiques.
Les dossiers relatifs à la réforme fiscale et à l’organisation des métiers du tourisme pourront aboutir si nous arrivons à déployer une mobilisation sérieuse des énergies et une volonté politique réelle car les inerties habituelles et la nonchalance ambiante ne sont pas invincibles. Mais il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que le tourisme marocain affiche, depuis quelques années, une santé remarquable et se comporte mieux au quotidien surtout que la quasi-majorité des indicateurs sont au vert, marquant une croissance continue des arrivées, des nuitées et de l’occupation des chambres hôtelières.
Le Maroc a renoué avec l’âge d’or des années 80. Il a montré, par ailleurs, qu’il est capable de battre la morosité que lui imposent ses difficultés d’organisation interne et les désordres politiques d’origine externe. N’empêche qu’il est urgent et sage aujourd’hui de revoir les programmes et les timings pour tenir compte du démarrage tardif des chantiers (2002) et de la mise en place des structures d’intervention (2003). La logique qui fait de l’année 2004 l’année de référence effective recèle trois vertus : la première est de nous enlever désormais tout alibi, la deuxième est de rendre la vision conforme à la réalité sur le terrain, la troisième enfin est de donner plus de chance à ce beau projet.
Bien entendu, il serait judicieux à cette occasion de transformer la vision en Loi et de mobiliser les Marocains, tous les Marocains à la réalisation des programmes élaborés conformément aux vœux de Sa Majesté.
Il faut que nous saisissions tous que dix millions de touristes à l’horizon 2013 est l’unique possibilité concrète que nous tenons pour nous en sortir. Nous avons encore des chances pour transformer cet espoir en développement économique effectif. Ne les gaspillions pas !

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