Lettre royale aux réunions annuelles communes des institutions financières arabes

Lettre royale aux réunions annuelles communes des institutions financières arabes

Il faudrait élargir et approfondir leur rôle

Les réunions annuelles communes des institutions financières arabes, ouvertes mardi à Rabat, ne sont pas seulement, comme les qualifie SM le Roi dans une lettre adressée aux participants, «l’occasion de faire le bilan de l’activité d’investissement». «Nous les considérons aussi comme un moment opportun pour évaluer ce qui a été accompli en matière de soutien au développement socio-économique engagé dans les pays arabes et d’explorer les meilleures voies et les moyens idoines propres à renforcer les relations de coopération Sud-Sud. Elles constituent également un rendez-vous annuel pour réfléchir aux perspectives d’avenir», précise la lettre royale dont lecture a été donnée par Mohamed Boussaïd, ministre de l’économie et des finances. SM le Roi Mohammed VI, qui rappelle également les développements éminemment importants que connaissent les pays de la région, ne manque pas d’attirer l’attention sur le «besoin pressant d’élargir et d’approfondir le rôle des structures financières arabes et de rehausser la qualité des services et des programmes qu’elles fournissent».

«Cette action doit être menée au vu des besoins croissants de nos pays et des attentes ambitieuses de nos peuples», poursuit la lettre royale en mettant l’accent sur les défis réels et entremêlés résultant, entre autres, des développements géopolitiques. «Ces développements accentuent la difficulté à maîtriser les équilibres financiers et décuplent l’ampleur des défis liés à la stabilité économique», souligne SM le Roi en lançant un appel. «Il y a un besoin urgent d’intensifier les efforts pour parvenir à la réalisation de la justice sociale et à la construction et la généralisation des réseaux de protection sociale», avance la lettre royale qui appelle également les instances financières arabes à redoubler d’efforts pour encourager les investissements interarabes. «Mais parmi les priorités sur lesquelles il convient de se pencher, il y a le fait d’encourager la mise en place des projets de développement, qui appuient la complémentarité économique interarabe, et qui renforcent l’ouverture des économies arabes sur leur environnement régional, notamment en direction de l’Afrique, et dans différents domaines comme les projets énergétiques et les infrastructures, avec comme objectif de renforcer la liaison électrique, terrestre, ferroviaire et maritime, et les projets agricoles dédiés à la réalisation de la sécurité alimentaire», précise SM le Roi en mettant l’accent sur le continent africain tout en donnant l’exemple du mégaprojet du gazoduc entre le Nigeria et le Maroc.

Ce mégaprojet constitue, selon le Souverain, un modèle de coopération Sud-Sud, devant bénéficier du soutien des instances financières arabes. Pour sa part, le président de la Banque islamique de développement, Bandar Al Hajjar, ne manque pas de rappeler que les conjonctures économiques, politiques, et sociales que le monde traverse ont créé un gap au niveau du financement des projets d’infrastructures. «Le volume d’investissements demandés dans nos pays membres s’élève à 200 milliards de dollars par an», précise-t-il en rappelant la visite, mercredi 19 avril, de la banque qu’il chapeaute au port Tanger-Med et au projet de la LGV qui bénéficie du financement d’environ 100 millions de dollars alloués par cette banque.    

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