L’Euro, facteur de relance économique

Jacques Chirac a de nouveau prononcé, mardi, un vibrant plaidoyer pour l’euro, «porteur de croissance, d’emploi et de pouvoir d’achat», et s’est déclaré confiant pour l’avenir économique de la France et de l’Europe. L’euro « ne nous prémunit pas contre les aléas de la conjoncture. Mais, à coup sûr, il signifie un meilleur niveau de vie, moins de chômage, plus d’investissements, plus de liberté et de stabilité pour organiser la croissance à long terme de notre pays», a dit le président de la république lors de ses voeux aux «forces vives de la nation». Certes, la concurrence pour attirer les investissements sera «plus rude», a-t-il admis. «Nous devrons être plus ambitieux que jamais pour la France. Il faudra être attractifs et compétitifs sur tous les plans, notamment fiscal», a-t-il souligné. «Grâce à l’euro, nous sommes plus forts», a-t-il cependant ajouté, comme pour convaincre les derniers eurosceptiques de tous bords.
« Autrefois nous étions seuls, en dernier ressort, pour défendre le franc, au prix parfois de lourds sacrifices. L’Europe sera désormais entièrement solidaire pour garantir la valeur de notre monnaie commune. L’euro nous rend des capacités d’action que nous avions perdues. Loin d’affaiblir notre indépendance, il la renforce.»
Comme lors de ses voeux au gouvernement, la semaine dernière, et cette fois aussi en présence du premier ministre, Lionel Jospin, Jacques Chirac s’est attribué pour une grande part le mérite du succès du passage à l’euro.
« Il y a six ans, des décisions difficiles ont dû être prises pour remettre de l’ordre dans nos finances publiques », a-t-il déclaré, en faisant allusion à la politique de rigueur du gouvernement RPE-UDF d’Alain Juppé, avant la dissolution de l’assemblée nationale, en avril 1997. Jacques Chirac a assuré qu’il ne sous-estimait pas les difficultés économiques d’aujourd’hui – ralentissement de la croissance, environnement international difficile, reprise du chômage … « Mais je crois possible de regarder l’avenir avec confiance », a-t-il ajouté. « D’abord parce que de nombreux éléments sont réunis pour que les difficultés présentes ne soient que temporaires (…) il dépend de nous de savoir dépasser l’horizon immédiat de la conjoncture en prenant les bonnes décisions, dans les entreprises comme au niveau des politiques publiques.»

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