L’exploration continue de l’ONAREP

Le secteur de la recherche et de l’exploitation pétrolières a fait un nouveau bond en 2001, mais cette fois sur le plan qualitatif. C’est du moins ce que l’on peut conclure du rapport d’activité de l’Office national de recherches et d’exploitations pétrolières (ONAREP) sur l’exercice 2001. Une année qui a été marquée sur le plan international par des événements majeurs (11 septembre, faillite aussi soudaine que totale de certaines grandes multinationales de l’industrie énergétique comme Enron…), qui ont eu des incidences fâcheuses sur le secteur de l’énergie et du pétrole. Un constat qu’a illustré la baisse des cours de pétrole dans les bourses internationales.
Le prix moyen du baril a enregistré une hausse importante, passant de 12,28 dollars en 1998 à plus de 23 dollars en 2001. Paradoxalement, l’exploitation pétrolière au Maroc, pays non exportateur de pétrole et qui reste dépendant des autres pays à hauteur de 90% de ses besoin en énergie pétrolière, a enregistré une avancée considérable dans la mise en valeur de ses ressources minières et pétrolières. La consommation des produits pétroliers a diminué de 1,1% passant de 6 435 000 tonnes en 2000 à 6 361 000 en 2001. Un recul qui s’explique par le remplacement du Fuel Oil par le charbon importé dans la production de l’électricité d’origine thermique. Résultat : les exportations marocaines en Fuel ont enregistré un doublement pour passer de 556 000 tonnes en 2000 à 1 231 000 n 2001. Parallèlement, et face à la hausse des importations en gazoil (531 000 tonnes en 2001 contre 155 000 en 2000), la SAMIR a engagé un important investissement de quelque 7 milliards de dirhams pour augmenter la production nationale.
Globalement, la dépendance énergétique marocaine a enregistré une légère baisse (96,8% en 2001 contre 97,2% en 2000). Le développement des production hydroélectrique et éolienne y est pour beaucoup. Croissance de 6,5 % de l’activité économique oblige, le Maroc a cependant dû augmenter ses importations en la matière de 9,65%. Bénéficiant de la modération des cours des produits pétroliers sur le marché international, la facture marocaine en pétrole brut n’a augmenté que de 1,42%, passant de 17 584 millions de dirhams en 2000 à 17 832 millions en 2001. Avec ses exportations du Fuel Oil, le Maroc a pu ramener sa facture pétrolière nette de 1428 millions US$ en 2000 à 1304 millions en 2001. Les malheurs des uns font certes le bonheur des autres, mais il y a aussi les efforts engagés par le Maroc pour le développement de ce secteur. Plus de 47 permis de recherche et 6 autorisations de reconnaissance ont été accordés en 2001, couvrant une superficie de 346 562 km2. Les plus importantes restent les deux autorisations de reconnaissance dans l’offshore qui ont été octroyées à l’Américain Kerr McGee et au groupe français TotalFinaElf respectivement au large de Boujdour et de Dakhla portant sur plus de 20 000 km. Deux autres contrats de reconnaissance onshore ont été conclus avec les sociétés Anschutz et Enterprise sur les zones Asilah-Ouezzane et Tissa.
Un accord pétrolier a également été signé entre l’ONAREP et Energy Africa sur trois autres permis offshore (Tiznit I,II et III). L’année 2001 a également été marquée par l’introduction au Maroc d’une nouvelle technologie géophysique, appelée sismique 3D, qui permettra de cartographier avec une meilleure visibilité les structures qui recèlent potentiellement de ressources pétrolières et augmentera le taux de succès des forages. A cela s’ajoutent deux accords de don signés entre l’ONAREP et l’U.S Trade Development Agency.
Une coopération qui permettra à l’office d’accéder aux technologies d’information les plus modernes, comme le Système d’information géographique, et par là, acquérir une meilleure connaissance des champs d’hydrocarbures. Elle permettra aussi d’établir une étude de faisabilité de simulation des réservoirs des gisements de gaz de Toukimt et Meskala. Il s’agit en somme d’une nouvelle stratégie d’exploration d’ores et déjà mise en oeuvre et qui ne manquera pas s’apporter…ses puits de pétroles.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *