L’extraction de betterave a atteint 600.000 tonnes de sucre en 2016

L’extraction de betterave a atteint 600.000 tonnes de sucre en 2016

La 2ème édition de la conférence internationale qui est dédiée au secteur s’ouvre à Marrakech

La compétitivité du secteur au Maroc est tributaire de la généralisation de la mécanisation du train technique. Cette mécanisation a déjà  atteint 54% pour le binage

et 31% pour la récolte.

L’intégration de la compétitivité du secteur sucrier. Telle est la finalité de la seconde édition de la conférence internationale du sucre organisée par l’Association professionnelle sucrière marocaine (APS) en partenariat avec l’Organisation internationale du sucre sous le thème «Une filière africaine intégrée et compétitive : rêve ou réalité ?». Depuis hier et pendant deux jours à Marrakech, près de 500 participants représentant 50 pays se sont penchés sur les enjeux de la filière sucrière marocaine et africaine et les perspectives du marché mondial du sucre. Il a également été question de la diversification et la durabilité des secteurs agricoles et agroalimentaires. Le choix de la thématique n’est pas fortuit puisqu’il s’inscrit dans la lignée de la vision impulsée par SM Mohammed VI, assure Mohammed Fikrat, président-directeur général de Cosumar.

Mohammed Sadiki, secrétaire général du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, a, quant à lui, confié : «La conférence internationale du sucre qui se tient pour la deuxième fois au Maroc est un espace d’échanges important entre les experts et les professionnels du secteur sucrier pour prendre connaissance des derniers développements en matière de technologie du sucre et de production des plantes sucrières». Et d’ajouter: «Il s’agit également d’un espace pour développer la coopération entre les 50 pays présents pour cet événement». M. Sadiki souligne également que  «dans le cadre du Plan Maroc Vert, le pays a donné une impulsion significative au développement de la filière sucrière puisque nous avons atteint un taux de couverture des besoins nationaux de 50% alors qu’il était de 30% au lancement du Plan Maroc Vert».

Pour José Orive, président de l’Organisation internationale du sucre (OIS), c’est un événement de taille en Afrique. «Aujourd’hui nous avons réussi a réunir les principaux acteurs de la filière sucrière dans le monde. Le rôle du Maroc en tant que pays africain est le rôle d’un leader». Et de poursuivre : «De plus, le Maroc travaille aussi bien sur la canne à sucre que la betterave, c’est unique dans le monde. Pour l’Organisation internationale du sucre, c’est très important de supporter les efforts du pays dans ce domaine afin d’assurer un meilleur rendement et un meilleur résultat pour la filière».

Au niveau international, le Maroc a lancé lors de la 50ème session du Conseil de l’OIS, tenue à Londres le 2 décembre 2016, l’idée de la création d’un réseau international sur les changements climatiques, une proposition saluée par le président de l’OIS lors de cette deuxième édition. Sur cette question le président de Cosumar a précisé que le Maroc est «conscient de la vulnérabilité des cultures sucrières aux effets néfastes du changement climatique à travers le monde. D’ailleurs, le pays a appelé à constituer un réseau de concertation et de partage pour échanger autour des stratégies mises en œuvre pour la lutte contre les effets des changements climatiques. Nous invitons donc les pays membres de l’OIS à s’inscrire dans cette démarche vertueuse pour nos écosystèmes sucriers».

Sur le plan continental le Maroc est classé 6ème  parmi les dix pays africains producteurs et consommateurs. En termes de chiffres, la filière sucrière au Maroc représente 1,2 million de tonnes de consommation au Maroc, soit 36 kg par habitant par an. Ainsi, le Maroc exporte vers 40 pays et sa capacité à l’export atteint 350.000 tonnes de sucre. Le secteur assure 1.500 emplois permanents directs et l’équivalent de 3.000 emplois indirects. S’agissant des performances globales de la filière, l’extraction de betterave par canne à sucre et de la canne à sucre a atteint 600.000 tonnes de sucre en 2016. Toutefois, la compétitivité du secteur au Maroc est tributaire de la généralisation de la mécanisation du train technique. Cette mécanisation a déjà  atteint 54% pour le binage et 31% pour la récolte.  Par ailleurs la filière emprunte une démarche de responsabilité sociétale durable et créatrice de valeurs pour l’écosystème avec le concept 3P, à savoir «People, Planet, Profit». Ce triptyque appelle à ce que toutes les actions menées soient dédiées à toutes les parties prenantes. Ensuite que toutes les activités de la filière soient menées avec un faible impact sur l’environnement. Enfin la création et le partage des richesses doivent répondre à l’engagement RSE de la filière sucrière.

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *