L’hôtellerie dresse son bilan

L’hôtellerie dresse son bilan

La Fédération nationale de l’industrie hôtelière dresse son bilan. Un document de la Fédération, parvenu à ALM, trace les grandes lignes de ses activités 2003, à l’occasion de la rencontre du ministre du Tourisme avec les membres du Bureau de la Fédération du tourisme, tenue le 20 février 2004.
Il en ressort que le premier semestre de l’année écoulée a été marqué par des événements qui ont eu des retombées négatives sur l’activité touristique. Afin de minimiser les dégâts, une cellule de crise a été créée dans le but de mettre en oeuvre plusieurs mesures. A commencer par le réajustement du plan d’actions de communication en direction des marchés émetteurs selon l’évolution de la conjoncture en arrêtant provisoirement les campagnes de publicité institutionnelle. Il a aussi été question du lancement d’une action de promotion du tourisme interne. Des mesures de soutien, destinées à soulager les difficultés de trésorerie des entreprises hôtelières, ont également été adoptées. Il s’agit du règlement des arriérés dus par les administrations publiques, du rééchelonnement du règlement des crédits accordés aux établissements hôteliers, de l’octroi d’un délai de recouvrement des cotisations à la CNSS et de l’examen des demandes de report de recouvrement des impôts et taxes avec selon les cas la modération ou l’annulation des pénalités de retard. La FNIH avait également lancé un appel contre le bradage des prix.
La résolution des problèmes posés, auparavant, par l’application de l’exonération du chiffre d’affaires réalisé en devises du paiement de l’IS ou l’IGR a été accueillie avec satisfaction. Le principe retenu est désormais la délivrance par l’agence de voyages d’une attestation globale permettant de justifier les devises afférentes aux prestations fournies par l’hôtel en faveur des clients étrangers.
Afin de justifier le chiffre d’affaires bénéficiant de cet avantage, l’hôtelier est tenu de conserver les factures portant la mention « clients non résidents ». S’agissant de l’ensemble des impôts et taxes grevant le secteur et particulièrement la fiscalité des collectivités locales, une étude a été réalisée et présentée aux administrations concernées en vue de la simplification, l’homogénéité et l’allégement de la fiscalité hôtelière.
Après les négociations infructueuses avec la Direction générale de la CNSS, la FNIH a réussi à faire aboutir l’amendement de l’article 19 du texte réglementant la CNSS dans sa partie afférente aux pourboires, afin d’exclure l’hôtellerie du régime des cotisations sur la base des pourboires. La FNIH dit maintenir ses actions en vue du réajustement de la tarification de l’eau et son alignement à celle appliquée à l’industrie.
Dans le cadre de l’actualisation du dispositif réglementant les établissements touristiques et hôteliers, deux textes ont été promulgués, il s’agit de la loi portant statut des établissements touristiques et de son décret d’application, quant au texte afférent aux normes de classement desdits établissements, retenu après concertation entre l’administration du tourisme et les Fédérations concernées, il a été déposé au Secrétariat général du gouvernement et sera promulgué prochainement.
S’agissant de la mise à niveau de la formation programmée sur 6 ans dans le cadre de Meda II, celle-ci est axée sur deux objectifs globaux qui consistent en l’accroissement de la visibilité des besoins en ressources humaines par la réussite de la stratégie sectorielle et l’amélioration de l’efficacité et la pertinence du système de formation professionnelle dans le secteur. Créé à l’initiative de la FNIH, le Groupement interprofessionnel d’aide au conseil (GIAC) est désormais opérationnel et pourra financer à concurrence de 80% les études portant sur les diagnostics stratégiques et l’ingénierie de formation qui en découle provenant aussi bien des établissements hôteliers ou des entreprises exerçant dans d’autres branches de l’activité touristique.
Une enveloppe initiale de 1,5 million de DHS a été allouée au GIAC, dont une première tranche de 400.000,00 DH est déjà débloquée par le secrétariat d’Etat à la Formation professionnelle.
En partenariat avec l’OFPPT, la Fédération a élaboré dans le cadre d’une étude d’ingénierie réalisée par des consultants de MEDA I un programme comportant une vingtaine d’actions de formation, visant le développement des compétences des salariés de notre secteur et par conséquent la promotion de la formation continue.

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