L’huile de table enrichie en vitamines A et D3

Après l’enrichissement du sel en iode, les autorités sanitaires marocaines ont choisi un autre aliment de base pour son enrichissement. L’huile de table sera ainsi enrichie en vitamine A et D3. C’est ce qui a été décidé par, d’un côté, les ministères de la Santé et de l’Agriculture et d’un autre côté l’Association professionnelle des fabricants de l’huile de table au Maroc « triturateurs et raffineurs » (APFHMTR). La convention-cadre sur l’enrichissement de l’huile de table en vitamines A et D3 a été signée, jeudi dernier à Rabat. Cet accord a été paraphé par les ministres Mohamed Cheikh Biadilah (Santé), Mohand Laenser (Agriculture) et Ahmed Rahhou(président de l’APFHMTR). A cette occasion, le spot publicitaire de la campagne de sensibilisation a été projeté. En effet, les autorités sanitaires souhaitent assurer une large diffusion de cette huile enrichie auprès de la population, surtout la plus touchée par les carences en vitamines A et D. Pour ce faire, le président de la fédération a reçu, officiellement, le logo « Huile enrichie » de la part du ministre de la Santé. Ce logo apparaîtra dans les spots publicitaires et sur l’emballage de l’huile. Selon les termes de l’accord conclu par les deux ministères et l’Association des producteurs d’huile de table, l’enrichissement de l’huile de table se fera sur la base du dossier technique élaboré par le ministère de la Santé. Il s’agit d’une sorte de cahier des charges comportant, notamment des critères de sélection des sociétés ainsi que les conditions d’enrichissement et de commercialisation de l’huile de table. Ainsi, les degrés d’enrichissement seront de 30 unités internationales par gramme (30 UI/g) pour la vitamine A et de 3 UI/g pour la vitamine D3. Par ailleurs, le cahier des charges stipule que l’emballage utilisé par les professionnels doit assurer une conservation optimale de la qualité d’huile enrichie pour que les consommateurs puissent profiter pleinement des vertus des vitamines contenues dans l’huile. A noter que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme lancé par le ministère de la Santé, en été 2003, et en collaboration avec l’USAID. Ce programme consiste à promouvoir la supplémentation micronutriments (le fer et les vitamines A et D). La supplémentation consiste à administrer aux enfants et aux femmes enceintes un apport en fer ainsi qu’en vitamines « A » et « D » sous forme médicamenteuse. Et pour cause, les autorités sanitaires ont constaté que les carences en micronutriments sont devenues un véritable problème de santé publique. Ce plan d’action comporte plusieurs axes, parmi lesquels l’enrichissement des aliments de base à large consommation en fer et vitamines A et D. Ces aliments sont essentiellement le lait, la farine et l’huile. Une carence en vitamine « A » provoque, notamment, des troubles de croissance osseuse et des pertes d’appétit pour les nouveau-nés.

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