Libre-échange arabe : C’est parti

Le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie auront leur zone de libre-échange d’ici 2006. C’est en tout cas ce qui a été convenu par les officiels de ces pays lors de la signature de l’accord instituant la création de cette zone. Portant sur l’établissement d’un espace économique élargi aux autres pays arabes méditerranéens, cet accord a été paraphé le samedi 11 janvier à Amman. Il n’entrera cependant en vigueur qu’après sa prochaine signature lors d’une cérémonie officielle en présence des chefs d’Etat des quatre pays.
En attendant, une commission des ministres des Affaires étrangères et un Comité technique seront chargés de mettre en oeuvre ses dispositions. Cet espace permettra à nos entreprises de mesurer le degré de leur compétitivité dans la prévision de l’ouverture des frontières en 2012 ou encore la mise en place d’une zone de libre-échange avec les Etats-Unis.
Le compte à rebours a depuis longtemps été enclenché et la question de la mise à niveau de l’industrie marocaine est plus que jamais d’actualité.
Elle est la clé de la compétitivité de nos structures qui seront confrontées à terme de mener des batailles féroces engageant leur survie. La compétition deviendra de plus en plus acerbe qu’il est question de se prémunir dès à présent pour faire face aux aléas du marché.
La date du premier test est dors et déjà connue. Nos entreprises seront-elles à la hauteur de l’épreuve ? Rendez-vous dans une dizaine d’années pour le savoir.
En tout cas la convention entre les quatre pays arabes a pour objectif l’instauration progressive d’une zone de libre-échange à l’horizon 2006 et ce, conformément aux dispositions de l’accord général sur les tarifs douaniers et du commerce de 1994 et à d’autres accords annexés à celui, relatif à la création de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
L’instauration de cette zone entre les pays arabes méditerranéens vise à promouvoir l’activité économique et l’emploi, améliorer le rendement, la compétitivité et le niveau de vie au sein des pays concernés, est-il indiqué. L’accord définit les dispositions de libéralisation du commerce des matières industrielles et des marchandises agricoles à travers le démantèlement tarifaire, en vue de développer les échanges commerciaux.
Cet accord permettra à chaque pays de participer aux salons et expositions organisés dans chacun des quatre pays arabes signataires de l’accord qui s’engagent à accorder les facilités nécessaires dans ce sens, conformément aux lois et normes en vigueur.
Aux termes de cet accord, chaque pays est autorisé à mettre en oeuvre les procédures de contrôle sanitaire, une fois les marchandises locales se trouvent menacées, comme le stipule les dispositions de l’accord de création de l’OMC.
Par ailleurs, ces pays s’engagent à protéger les droits de propriété intellectuelle, dont les droits d’auteur et les brevets d’invention, à respecter les logos commerciaux, les taxes industrielles et les oeuvres littéraires et artistiques.
Les pays arabes ont, en outre, convenu de constituer une commission composée des ministres du Commerce extérieur, qui se réunira une fois tous les ans et se chargera de veiller sur la mise en oeuvre des dispositions de cet accord. À noter que le Maroc a été représenté à Amman par le ministre du Commerce extérieur, Mustapha Mechahouri. Les autres pays ont été représentés par Youssouf Boutros Ghali (Egypte), Mohcine Laroui (Tunisie) et Salah El Bachir (Jordanie).

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