Ligne PME-PMI : bilan mitigé

La ligne PME-PMI dresse son bilan. Mis en oeuvre en 1999, cet instrument, visant à accorder aux PME/PMI marocaines des crédits pour se mettre à niveau, aura participé depuis son démarrage à l’examen de 76 projets, pour un total d’environ 50 millions d’euros. Parmi eux, 26 projets ont été définitivement imputés, pour un montant global de près de 16 millions d’euros et portant le taux effectif d’utilisation de près de 55%. C’est ce qui ressort d’une fiche de synthèse émanant de la Mission économique relevant de l’Ambassade de France. L’agroalimentaire et l’industrie sont les secteurs qui bénéficient principalement de ce protocole (respectivement 65% et 32% des projets examinés). Plus marginalement, quelques projets ont également abouti dans les filières BTP, informatique et tourisme. Géographiquement, les projets sont localisés essentiellement dans la région de Casablanca (33%) et d’Agadir-Tan Tan (32%). Une cinquantaine de dossiers n’ont en revanche pas abouti. Les principales causes d’abandon sont, d’une part, le non-aboutissement de la négociation commerciale entre le client et le fournisseur ou la banque, le non-respect des critères d’éligibilité de la ligne (part étrangère trop importante, matériel d’occasion, achats ne répondant pas au critère d’investissement productif, le chiffre d’affaires de l’entreprise dépassant largement cinq millions d’euros. D’autre part, les bilans d’entreprise erronés entraînent automatiquement l’annulation du projet par la banque. Mis en oeuvre en 1999, cet instrument fait office de protocole financier franco-marocain, doté d’une enveloppe de 30,5 millions d’euros. Il associe trois acteurs. Il s’agit de la France, qui assume la bonification d’intérêt du prêt (à un taux de 0,9%) accordé à l’Etat, du ministère des Finances et de la Privatisation. Le ministère assume le risque de change des prêts rétrocédés en dirhams (à un taux de 4%) auprès des huit banques marocaines partenaires (BMCI, BCM, la BCP, BMCE, le Crédit Agricole du Maroc, Wafabank et la SGMB, qui a eu le monopole pendant près de quatre ans). Ces banques offrent au bout de chaîne le crédit aux entreprises et assument pour leur part le risque commercial de l’opération. Les caractéristiques du prêt sont au nombre de quatre, précise le document. La première en est que les montants des contrats doivent être compris entre 100.000 euros et 2,3 millions d’euros. La deuxième a trait aux acomptes, qui sont au minimum de 20% du montant des contrats, dont 10% minimum à la commande. La troisième caractéristique concerne le financement de dépenses locales ou étrangères qui peuvent s’élever à 15% maximum de la part en devise, alors que la quatrième vise la maturité des prêts, compris entre 6 à 12 ans, avec un différé maximal de 4ans. D’après les auteurs de ce document, les statistiques avancées ci-haut mettent en évidence que des fonds sont disponibles à ce jour et doivent encourager les entreprises à présenter des dossiers». D’autant que la date-limite de leur utilisation, qui devait prendre fin en mars 2003, a été récemment prorogée au 4 octobre 2004 et que le taux d’intérêt fixe a été ramené depuis mars à 5% HT, rémunération de la banque incluse et sachant que les taux de base bancaire sont établis, hors commission bancaire, entre 7,25 et 8,5%.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *