L’information financière

Le gendarme de la Bourse de Casablanca, le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), multiplie des initiatives de nature à hausser le degré de la compétitivité de l’économie nationale à travers la pratique d’une bonne gouvernance. La démarche du conseil vise plutôt les initiatives réalisables afin de mieux encourager cette approche. Concrètement, prenant appui sur l’examen des communiqués de presse annonçant les résultats réalisés par les sociétés cotées suite à leurs publications financières au titre de l’exercice 2002, le CDVM vient d’émettre des recommandations en vue d’améliorer la qualité de l’information publiée par les sociétés cotées dans leurs prochains communiqués. La devise du conseil, comme livrée par son directeur général, Dounia Taarji, lors de la réunion du comité d’éthique de la CGEM le 21 mai dernier, se résume à ce que l’amélioration, l’adaptation continue et le strict respect des codes déontologiques ne sont plus facultatifs, applicables selon les circonstances ou l’humeur du chef d’entreprise, mais une option stratégique. « Cependant, afin de rendre ce concept applicable, rien en vaut la communication par l’exemple, de nature à susciter les vocations et à servir de modèle à suivre », laisse entendre Dounia Taarji. Dans ce sens, le gendarme de la Bourse vient d’émettre six nouvelles recommandations à intégrer dans les prochains communiqués de presse. Ainsi le conseil appèle à fournir des explications quant à l’évolution favorable ou défavorable des indicateurs d’activité et de rentabilité importants (chiffre d’affaires, résultat d’exploitation, résultat courant, résultat non courant et résultat net). L’autre point insiste à la vérification de la concordance des chiffres indiqués dans les communiqués et ceux qui sont indiqués dans les publications financières. En plus, le CDVM recommande de ne pas utiliser des termes financiers, à caractère non strictement comptable et/ou sans définition précise, pour commenter la rentabilité ou l’activité de la société (notions de capitaux moyens ou autres). Donc, les PER, ECB et autres EBITDA sont à bannir. Aussi, le conseil invite les sociétés cotées à indiquer les sources d’information quant aux données sectorielles et aux parts de marché. Ces sources doivent être reconnues comme indépendant, impartial et fiable. Globalement, améliorer la lisibilité du contenu du communiqué est souhaitable. Enfin, indiquer les coordonnées de la personne à contacter au sein de la société pour toute information complémentaire est à mentionner. « Par ailleurs, le CDVM tient à rappeler que l’information communiquée au public par lesdites sociétés doit être de qualité et accessible à tous les intervenants dans les mêmes conditions en vue de respecter le principe du traitement égal des actionnaires », recommande le conseil tout en précisant que les conférences de presse et les réunions avec les analystes financiers doivent êtres tenues après la publication des communiqués de presse annonçant les résultats réalisés par lesdites sociétés. A signaler que l’approche adoptée par le CDVM commence à porter ses fruits. Sa publication des noms des sociétés cotées ayant fait un effort supplémentaire visant l’amélioration de leur communication financière est suivie de près par les intéressés. Aussitôt le communiqué publié, les appels abondent aux conseils demandant les moyens d’y figurer au même titre que les autres. Donc, l’objectif est graduellement atteint.

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