L’IRAN s’attend à une pénurie de pétrole

L’Iran souhaite développer le nucléaire civil pour éviter d’avoir à faire face dans les prochaines années à une pénurie d’énergie provoquée par le manque d’investissements dans le secteur pétrolier, estime une étude américaine rendue publique lundi. «L’image de l’Iran comme producteur de pétrole aux vastes réserves est trompeuse», estime Roger Stern, chercheur à la Johns Hopkins University, dans cette étude publiée dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States ».
Selon l’étude, la production de l’Iran a été inférieure lors des 18 mois écoulés au quota fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ce qui témoigne des difficultés de production dans ce pays.
«Notre étude suggère que le secteur pétrolier iranien ne sera pas capable d’attirer un investissement suffisant pour maintenir les exportations», indique M. Stern. «Les maintenir exigerait une augmentation de l’investissement étranger alors qu’il semble décliner».
Selon l’étude, le fait que les prix du pétrole soient très largement subventionnés en Iran a pour conséquence que l’entreprise nationale ne fait pas assez de bénéfices sur le marché iranien et dépend quasi-exclusivement des exportations. La croissance de la population entraîne toutefois une hausse de la demande intérieure à laquelle ne peuvent répondre des infrastructures vieillissantes.
L’Iran, deuxième producteur de l’Opep derrière l’Arabie saoudite, se retrouve donc contraint d’importer certains produits pétroliers, souligne-t-on de même source.
«Le climat favorable à l’investissement dans le secteur pétrolier semble s’être grandement détérioré depuis la période 1998-2004, une période où l’investissement était déjà insuffisant pour faire face à un déclin de la production», affirme Roger Stern, pour qui «un investissement étranger nul est une possibilité».

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