L’observatoire des uns et des autres

L’observatoire des uns et des autres

Des nuitées en croissance de 12,9% et des recettes qui dépassent 1,268 milliards de dirhams. Le tableau que présente l’Observatoire tunisien au terme des huit premiers mois de l’année est reluisant. Le Maroc n’a pas encore livré ses chiffres définitifs pour le mois d’août. Mais sur l’ensemble, au mois de juillet, le compteur des touristes étrangers était calé à 3,48 millions (la moitié du bataillon est constituée de Marocains résidents à l’étranger) , avec une hausse de 6,5%. Beaucoup d’opérateurs pensent que le tourisme tunisien est un tourisme de masse contrairement au produit marocain, logé dans la moyenne et le haut de gamme.
Avant le 11 septembre, les recettes entre les deux pays étaient quasi-identiques alors que le pays de Ben Ali recevait deux fois plus de visiteurs étrangers que le Maroc. Aujourd’hui où en est-on ? Qui brade sa destination? 
A partir de la France, chez Lastminute, la semaine la moins chère pour aller à Marrakech, dans un quatre étoiles en demi-pension, vol et transferts compris, est de 297 euros. Pour les mêmes conditions, à Djerba, en bordure d’une plage de sable fin, on ne paye que 190 euros. Beaucoup moins en Turquie (127 euros), mais pas au niveau de la Grèce et de l’île de Chypre (399 euros).  Le Maroc est donc loin de brader son produit pour la catégorie 4 étoiles.
Dans les rangs des cinq étoiles, il faut dépenser 299 euros pour une semaine à Marrakech (au même niveau que la Grèce) avec souvent des réductions pouvant aller jusqu’à 29%. Pour un cinq étoiles tunisien, dans la ville de Hammamet, il faut seulement 149  euros, et même 119 pour la ville d’Istanbul.
Sur les bords du Bosphore, le client peut bénéficier d’une réduction pouvant aller jusqu’à 57% ! Spécialiste de bonnes offres sur Agadir, Promo Voyages propose un trois étoiles dans la capitale du Souss (8 jours, 7 nuitées ) à 275 euros. Presque au même niveau qu’à Marrakech (275 euros). La même agence propose la Tunisie à partir de 255 euros.
Les tendances baissières de ces tarifs traduisent selon les spécialistes, le rapport de force favorable au TO qui est en position de force par rapport aux hôtels. L’absence d’indicateurs décrivant le revenu par touriste et par nuitée, rend difficile la mesure de la rentabilité du produit touristique marocain.

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