L’OCP maintient le cap

L’Office chérifien des Phosphates aspire à un changement stratégique de son statut. Non pas sur le plan réglementaire, mais au niveau de sa perception en sa qualité d’opérateur intervenant dans la sphère internationale. Il se fixe à cet effet comme nouvelle orientation de devenir un acteur mondial en tant qu’industriel et non seulement qu’opérateur commercial. Projet ambitieux. Le premier pas de cette stratégie consiste à mobiliser un investissement qui frôle les 10 milliards de DH couvrant la période 2003-2007.
Au préalable, l’OCP s’était engagé dans une série de projets de développement axés sur un objectif d’amélioration de la productivité et la qualité du produit. Selon l’OCP, la préservation de l’environnement a aussi constitué un enjeu de taille pour le groupe.
Des projets qui, à examiner le rapport d’activité de l’OCP présenté lors du conseil d’administration du 4 octobre, ont produit les effets escomptés. Son résultat d’exploitation a atteint 2,4 milliards de DH en 2001, contre 1,6 milliard de DH en 2000. Une performance due à une maîtrise des charges d’exploitation qui ont baissé de 300 millions de DH. Sa position au niveau international a à son tour été consolidée, ses parts au niveau du marché des phosphates et d’acide phosphorique étant porté respectivement à 35 % et 37 % en 2001. De quoi a pu se réjouir le Premier ministre Abderrahmane Youssoufi, par ailleurs président du conseil d’administration de l’OCP. Sa satisfaction a été double puisque l’OCP a pu réaliser de bons résultats même dans un environnement mondial de plus en plus concurrentiel. L’arrivée de nouveaux opérateurs en est le point culminant.
La réaction de l’OCP à cette nouvelle donne s’est matérialisée par de nouvelles alliances avec des groupes étrangers, tel Birla. Ce rapprochement a consisté en une association avec l’opérateur indien dans l’usine de fabrication d’acide phosphorique connu sous le nom d’imacid et par la suite par le rachat (par les deux partenaires) de 74% de Paradeep, une société indienne qui constituait pour eux un « débouché important et sécurisé» pour l’acide phosphorique. Ce créneau constitue à côté du Phosphate son terrain de prédilection par excellence. Nouer des partenariats stratégiques demeure l’unique moyen pour y percer compte tenu de la concurrence accrue qu’exercent l’Afrique du Sud et la Chine, notamment dans la production de l’acide phosphorique. Parallèlement à ces actions sur le plan partenarial international, l’office s’est également engagé dans une politique d’externalisation à travers des partenariats locaux avec les petites et moyennes entreprises nationales.
Reste à savoir qu’en dépit d’un équilibre financier atteint par l’OCP à travers un recul de son endettement ( 50% du chiffre d’affaires), le volet de la retraite demeure inquiétant. La mise en place du plan censé maîtriser la caisse interne de retraite saura-t-elle aboutir aux fins escomptées ? Le dossier à régler constitue un vrai casse-tête. Car, l’OCP compte 20.000 retraités contre 25.000 actifs et un rythme de départ par an de 1.000 personnes, appelé à prendre de l’ampleur.

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