L’ODEP affiche un bilan positif

L’ODEP affiche un bilan positif

L’exercice 2002 à l’Odep a été marqué par une légère régression du tonnage traité par les ports marocains. Le volume du trafic global, de l’ordre de 57 millions de tonnes, a baissé de 1% par rapport à 2001. Néanmoins, les finances tiennent bon. Le résultat net de l’Office (308 millions de dirhams) a doublé par rapport à l’exercice 2001. Le chiffre d’affaires a atteint 2, 001 milliards de dirhams, en augmentation de 2,9% par rapport à 2001, soit une valeur ajoutée de 1,553 milliard de DH (+4%). Idem pour le résultat d’exploitation (350 millions de dirhams), en augmentation de 11%. En outre, les charges d’exploitation ont totalisé 1,757 milliard de DH (+4 pc), note M. Moustapha Baroug, qui s’exprimait lors du du Conseil d’Administration de l’Office d’exploitation des ports tenu vendredi 14 novembre, sous la présidence de Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport. C’était l’occasion de rappeler les grands axes d’investissement de l’ODEP sur la période 2001-2005. Portant sur une enveloppe totale de 3, 451 milliards de Dirhams, ce programme permettra à l’Office d’exploitation des ports de poursuivre son développement en gardant un niveau de service compétitif, en relation avec les nouvelles exigences du trafic portuaire. L’investissement attendu se répartira entre les équipements (1, 527 milliard de dirhams dont 394 millions au titre de l’année 2002), les infrastructures (1, 746 milliard dont 494 millions au titre de 2002) et les études (178 millions dont 54 pour l’exercice 2002). La plate-forme casablancaise, qui totalise 45% du chiffre d’affaires, canalise toujours l’essentiel du trafic. Plus de 21,3 millions de tonnes y ont transité, soit 37 % du volume total. Viennent ensuite par ordre d’importance, les ports de Jorf Lasfar (10,3 MT), dopés par les exportations de phosphates, Mohammedia (9,5 MT), Safi (4,8MT), Tanger (3,3MT) et Laâyoune (3MT). Les statistiques de l’ODEP reflètent depuis cinq ans la montée de la conteneurisation, tendance mondiale. Ainsi, en 2002, un volume de 4,2 millions de tonnes a été transporté par ce moyen ; ce qui représente 456 000 conteneurs de 20 pieds. Ce trafic est en progression de 12,8% en tonnage par rapport à 2001 et 13,8% en nombre de conteurs EVP (Equivalent vingt pieds). Le trafic roro a, par contre, stagné à 3 millions de tonnes alors que les importations des céréales par voie maritime ont baissé de 8,8% par rapport à l’année 2001, conséquence sans doute d’une campagne agricole assez bonne. Pour ce qui concerne le trafic passager, les ports de Tanger et de Nador, voies de passage obligé pour les RME et autres transitaires, viennent en tête avec plus de 3 millions des passagers (94% du trafic global), devant Nador, Casablanca et Agadir. D’après M. Barroug, ces quatre ports ont totalisé 3,2 millions passagers soit une croissance de 5,8% par rapport à 2001. D’importants investissements ont été concédés à ce niveau pour l’amélioration de l’accueil des MRE. C’est le cas en particulier à Nador où une nouvelle gare maritime a été mise en place avec de nouveaux postes car-ferries réalisés pour un montant de 170 millions de dirhams. Dans la même lancée, l’ODEP a renforcé la logistique nécessaire au trafic des croisières. Sur le plan social, l’année 2003 a été marquée au sein de l’Office par la réforme des retraites et le transfert de la Caisse de retraite de l’Odep au Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR). Cette opération d’une enveloppe de 2,3 milliards de dirhams, financée en partie par l’Office, devra être bouclée avant la fin de l’année. Ce transfert d’une importation cruciale ( il concerne 3 300 retraités) marque la volonté de l’Odep de se recentrer sur ses activités premières. Dans cette optique, l’exercice 2003 et 2004 constitueront des jalons essentiels pour le renouveau d’un Office qui assure plus de 90% des échanges du Royaume avec l’extérieur. Les prévisions sont optimistes. Concernant 2003, le trafic devra augmenter de 3,9% pour atteindre 60 millions de tonnes. Le volume transporté par conteneurs poursuivra sur la même lancée avec une augmentation à deux chiffres, de l’ordre de 12%. Sur le volet transport des personnes, le cap des 3,5 millions de passagers devrait être atteint comme prévu. Des ambitions largement à la portée de l’Office qui fait état d’une santé financière excellente.

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