L’offre du ministère du commerce

L’offre du ministère du commerce

Le ministère propose d’accompagner les jeunes porteurs de projets en leur permettant l’accès aux pépinières d’entreprises. Il s’engage à les soutenir auprès des comités régionaux. Actuellement, il existe 10 pépinières en cours d’attribution et 15 en cours de réalisation. Le vice-président du CJD, Zakaria Fahim, ravi de cette initiative, nous explique : «Le CJD est partenaire du ministère de l’Industrie et du commerce, et cette initiative ne peut être qu’intéressante pour nous. Nous avons toujours encouragé l’esprit d’entreprise. Le lancement de ce programme va faciliter la circulation de l’information.
C’est effectivement un bon relais pour pouvoir apporter une information de proximité».
Le ministère de l’Industrie et du Commerce prévoit la création d’une cellule-conseil qui sera principalement chargée de recueillir toutes les demandes de renseignements des porteurs de projets. Pour favoriser encore plus la circulation des informations, un site web ainsi que d’autres supports de communication seront mis en place. Les intéressés vont pouvoir ainsi se renseigner sur les mesures d’assistance, de conseil ou de financement de leur projet.
Cette cellule-conseil va également accompagner les jeunes créateurs au sein des 29 délégations régionales du ministère et des Chambres de commerce et d’industrie. Elle informera entre autres sur les aspects juridiques et les études de marché. «Ce qui manque le plus, c’est le côté accompagnement. Il faut penser à former des femmes et des hommes accompagnateurs pour tout type de projets. Il faut aussi, faire jouer le réseau des réseaux et développer les relations. Avoir un bon relais dans les différentes régions, voilà ce qu’il nous faut» ajoute M. Fahim. 
Parallèlement, le ministère pense à initier des accords entre les entreprises et les universités et/ou lycées afin de promouvoir la formation spécialisée dans les métiers d’avenir notamment ceux qui découlent de la mise en œuvre du plan Emergence. L’objectif est de faciliter les rencontres entre les jeunes et les entreprises qui évoluent dans les métiers de demain. Les foires nationales, les salons et les forums de l’étudiant sont en effet des points de rencontre très enrichissants pour les deux parties.
Les jeunes porteurs de projet vont aussi pouvoir consulter les bases de données du ministère du Commerce et d’Industrie. Ce dernier propose même d’aider ces jeunes à accéder aux différents circuits de financement comme le Réseau Maroc Entreprendre ou encore le Réseau de diffusion de technologie qui finance un prêt à hauteur de 50.000 DH pour tout ce qui touche à l’ingénierie. «Le plus urgent, c’est la relation avec le banquier. Si l’argent n’accompagne pas, le projet ne peut pas aboutir. Le conseil c’est bien, l’accompagnement c’est parfait mais sans argent, on ne pourra pas aller plus loin. Il faut que les banquiers prévoient des produits bancaires spécifiques à la création. Le personnel doit aussi être formé pour accueillir, informer et traiter avec les porteurs de projets. Si un jeune vient avec un projet bien étudié, un vécu professionnel et un apport personnel, il faut qu’il puisse décrocher son crédit sans trop de complications», nous confie Ismail Lahsini, créateur de projet (campus média, maison d’édition pour les 15-25 ans).

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