L’offshoring se dote de ses propres écosystèmes: Une performance à l’export de 18 MMDH d’ici 2020

L’offshoring se dote de ses propres écosystèmes: Une performance à l’export de 18 MMDH d’ici 2020

Des perspectives prometteuses se tracent pour le secteur de l’offshoring. Qualifié comme l’un des métiers mondiaux du Maroc, l’offshoring s’est doté jeudi de ses propres écosystèmes. Cinq filières sont concernées.

Il s’agit ainsi : des activités de gestion de la relation client via des centres de contact (CRM), de l’externalisation des processus d’une entreprise/métiers (BPO), de l’externalisation des métiers liés aux technologies de l’information (ITO), de l’externalisation portant sur des activités d’ingénierie et de recherche de développement (ESO) ainsi que de l’externalisation portant sur des activités ayant un contenu «savoir» et exigeantes en expertises (KPO).

«La mise en place de ces écosystèmes permettra la montée en gamme du secteur à travers l’amélioration de la compétitivité des acteurs et le ciblage de nouvelles filières à haute valeur ajoutée. Un important potentiel s’offre à ce secteur, notamment dans un contexte marqué par la croissance du marché mondial et l’existence de tendances structurelles favorables au Maroc, dont la diversification des secteurs d’activités couverts», a souligné à cet égard Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique.

L’État s’engage, dans ce sens, à introduire des mesures incitatives (détail). La finalité étant d’améliorer la compétitivité des acteurs et la croissance du secteur ainsi que d’appuyer la formation et faciliter l’accès au foncier. Parmi les actions à engager figurent également les mesures portant sur la protection des données. L’État s’engage aussi à accompagner les start-up. Le partenariat conclu entre l’ANPME et la profession encourage également les initiatives des Marocains résidant à l’étranger désirant d’investir au niveau national après avoir développé une expertise dans les filières technologiques.

Le Maroc mise sur les activités de gestion de la relation client via des centres de contact (CRM). Ceci se confirme par l’attention particulière accordée à la filière CRM qui constitue le fer de lance historique de l’offshoring au Maroc. La filière dynamise en effet l’emploi dans le secteur. Son développement visera, par ailleurs, à consolider un positionnement gagnant et durable pour le CRM marocain, et ce dans un paysage mondial compétitif. En revanche, l’emploi reste jusque-là limité dans la filière de l’externalisation des processus d’une entreprise/métiers (BPO). Les écosystèmes viendront ainsi booster la cadence en attirant des investissements directs étrangers structurants et de développer en parallèle une base d’acteurs locaux. Les écosystèmes contribueront également à l’amélioration de la compétitivité des acteurs de l’externalisation des métiers liés aux technologies de l’information (ITO). L’objectif étant de se positionner sur de nouveaux métiers et de renforcer l’attraction des investissements directs étrangers supplémentaires.

De même, des enjeux restent à relever pour les filières relatives à l’externalisation portant sur des activités d’ingénierie et de recherche de développement (ESO) et celles des activités ayant un contenu « savoir » et exigeantes en expertises (KPO).
Au-delà de la consolidation des investissements directs étrangers, les efforts seront consentis afin de stimuler le tissu de prestataires locaux et d’améliorer la compétitivité coût/non-coût ancrant ainsi le Maroc sur la carte du nearshore.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *