Logistique: Un besoin de 4 millions d’entrepôts à combler

Logistique: Un besoin de 4 millions d’entrepôts  à combler

Certes, la logistique a franchi un pas important au Maroc, toutefois elle reste confrontée à un grand nombre d’obstacles. L’informel et l’absence de la notion d’immobilier logistique sont les principaux freins qui entravent le développement du secteur. C’est ce qui a été souligné lors des Matinales de l’immobilier de l’entreprise, tenues jeudi 17 décembre à Casablanca.

Abordant le thème «Quelle logistique pour le Maroc ?», le débat a permis d’établir un diagnostic de la logistique et d’énumérer les perspectives. «Nous devons anticiper toutes les mutations possibles en vue de mettre au Maroc des bâtiments mutliflux aux normes internationales. L’heure étant de passer d’une logistique préhistorique à une logistique structurée», a indiqué dans ce sens Kamal Chraibi, associé et co-fondateur de la division européenne et africaine du groupe GCL.

Sur le plan national, l’offre foncière utilisée par les prestataires est évaluée à 450.000 mètres carrés couverts. Cependant le besoin en logistique est estimé à 4 millions d’entrepôts. Au-delà de cet écart, la proportion de l’externalisation reste faible. Le taux identifié est de 14%. Ceci dépend de plusieurs facteurs. «Si on énumère les causes je citerais en premier l’approche patrimoniale que beaucoup d’opérateurs ont de l’entreprise marocaine.

Aussi, les chefs d’entreprises mesurent mal leur coût logistique. Donc quand ils compareront l’offre d’un prestataire à leurs propres estimations, ils remarqueront l’importance de l’écart et penseront par conséquent que l’externalisation coûte cher», explique M. Chraibi. Les intervenants ont par ailleurs souligné que la traçabilité de la logistique externalisme dérange les entreprises.

De même, ils ont indiqué que la fonction logistique est jusque-là peu valorisée, ce qui fait que le taux d’externalisation soit en deçà des attentes des opérateurs. En termes de solutions, Mohammed Talal, président-directeur général de la Voix Express Logistics, a appelé l’ensemble des prescripteurs à approcher les PME et leur détailler l’impact d’une logistique bien organisée. Les retombées, selon M. Talal, ne peuvent être que positives car la logistique joue un rôle prépondérant dans la productivité des entreprises marocaines et leur compétitivité.

A grande échelle, la logistique devrait accompagner la croissance économique du Maroc. Pour ce faire, une étude est en cours d’élaboration en vue d’identifier les freins de manière claire. Les conclusions, qui seront révélées au plus tard au premier trimestre 2016, détermineront les mesures à prendre aux niveaux économique et politique. Ladite étude, engagée par l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) et la CGEM, illustre la coordination existante entre les pouvoirs publics, les industriels et distributeurs. 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *