L’ONA brille à Londres

L’ONA brille à Londres

Plus qu’une adresse située dans le quartier des affaires et le coeur battant de la capitale britannique, 106, Pall Mall, Londres est l’endroit qui abrite l’un des clubs privés qui font toute la réputation de cette Grande-Bretagne si traditionaliste, bourgeoise et conquérante des siècles passés. Un club jadis voué à l’échange d’informations et d’anecdotes sur les pays visités par ses membres (mâles, riches, blancs et ayant au moins visité trois continents), mais qui a fait office le temps d’une matinée, celle du mercredi 8 décembre, de point de rencontre entre la crème du management marocain et un parterre d’hommes d’affaires britanniques. Si, pour une partie de ces derniers, le Maroc n’était pas ce grand désert, parsemé de dromadaires et d’hommes bleus, pour l’avoir visité et y avoir mené des projets, d’autres étaient venus en parfaits novices. Une connaissance relative ou absente que le premier groupe ONA a tenté d’enrichir en organisant un séminaire sur les opportunités d’investissement au Maroc. Cet événement a été organisé en partenariat avec l’agence britannique pour le développement du commerce et des investissements (UKTI/gouvernementale) et la British Consultants and Construction Bureau (BCCB), une fédération regroupant les incontournables des sociétés de construction et de conseil au Royaume-Uni.
Ceux qui s’attendaient à des contrats en béton n’avaient donc qu’à rebrousser chemin, puisque pour vendre l’image du Maroc, il faudra attendre qu’elle soit connue. Un objectif atteint avec brio et dans la mesure des présences disponibles ce jour-là et dont les auteurs ne sont autres que Bassim Jaï Hokimi, PDG de l’ONA, le pertinent Amine Benadessalam, membre du directoire et directeur marketing à la Bourse de Casablanca et Dounia Tâarji, directrice générale du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). Et c’est M. Hokimi qui a eu la tâche la plus difficile. Celle de présenter devant l’assistance, avec la franchise pour exigence, les divers atouts économiques dont dispose le Maroc. Insistant sur la position géostratégique qui fait du Royaume un carrefour à la fois économique, politique et culturel, le patron du premier groupe privé national s’est également attardé sur le partenariat entre la Grande-Bretagne et le Maroc.
Il en ressort que ce pays se positionne au troisième rang parmi les clients du Maroc et au sixième parmi ses fournisseurs. La balance commerciale entre les deux Royaumes est excédentaire, depuis 1998, au profit du Maroc. Cet excédent s’est élevé à 636 millions de dirhams en 2003. M. Hokimi a également mis l’accent sur les réformes ambitieuses engagées par le Maroc, notamment dans les domaines socio-économiques et l’ouverture du Royaume sur d’autres groupements régionaux comme le Mercosur, «dans le but de diversifier ces liens de partenariat et accroître les chances d’accès des produits marocains à un monde marqué par une globalisation galopante ».
Les accords de libre- échange, conclus par le Maroc avec des partenaires comme l’Union européenne, les Etats-Unis et la Turquie ainsi que la future zone de libre-échange, qui devra voir le jour entre le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie ont également été cités en exemple.
Une présentation appuyée par deux autres, et portant sur les mesures de régulation du marché boursier. Les investisseurs britanniques présents ont pu avoir une idée sur les réformes introduites à la Bourse de Casablanca et l’action entreprise par le Conseil Déontologique des Valeurs mobilières du Maroc (CDVM) pour mettre en place des organes de régulation modernes. Des propos suivis avec une grande attention et tenus par une équipe fortement remarquée tant par sa transparence que par sa maîtrise de l’art de parler, en anglais SVP.
Saluant la qualité des interventions marocaines, Graham Hans, président du BCCB, a insisté sur les opportunités d’investissement que présente le Maroc, un pays qu’il a qualifié de sérieux (voir entretien page 16). Et comme pour dire que les Britanniques sont tout aussi sérieux, le dossier de presse, chichement élaboré par ailleurs, informait sur les détails d’une mission de prospection du BCCB portant sur les cinq prochaines années et pour un marché de 50 milliards de dollars…en Algérie.

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