L’ONCF : Nouvelle stratégie commerciale

L’Office National des Chemins de Fer (ONCF) met sur les rails une nouvelle stratégie commerciale pour l’année en cours. Celle-ci vise le développement des trafics voyageurs et marchandises, l’augmentation de la part du marché et l’optimisation de l’exploitation des moyens. La concrétisation de ces axes de développement nécessitera une enveloppe budgétaire de l’ordre de 1,5 milliards de DH. Enveloppe approuvée par les membres du Conseil d’Administration de l’Office qui se sont réunis le vendredi 7 février 2003, sous la présidence du ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab. L’investissement prévu couvrira le financement des travaux et de projets intéressant les installations fixes, le matériel roulant, l’équipement et outillage, est-il indiqué auprès de l’Office.
Boosté par les résultats concédés en 2002, l’ONCF a donc décidé de passer à la vitesse supérieure. Les neuf premiers mois de l’année écoulée ont été, en effet, de bonne crue. Tous les voyants sont au vert. Les effets de la mise en oeuvre des réformes contenues dans contrat programme Etat-ONCF définissant les orientations stratégiques du gouvernement et les principaux objectifs de la politique nationale, à moyen terme en matière de transport ferroviaire, commencent à se faire ressentir.
Ainsi, le trafic global a atteint 5,39 milliards d’unités-Km en progression de 7,3%, générant un chiffre d’affaires de 1,47 milliard de DH, soit un accroissement de 9,4%. Par ailleurs, et en prévision de la restructuration du secteur, d’autres mesures ont été entreprises l’année écoulée. Il s’agit notamment du transfert de la caisse interne au régime collectif des allocations de retraites (RCCAR) à partir de janvier 2002, la libéralisation des tarifs de transport ferroviaire et la refonte du cadre institutionnel de l’office.
Pour 2003, le staff de l’Office table sur un accroissement du transport des voyageurs en volume et en recettes respectivement de 4,1% et de 4,7%, alors que celui de marchandises y compris les phosphates et dérives enregistrera une hausse moyenne de 12,7% en recettes pour un volume global de 30 millions de tonnes. Le budget 2003, a été établi dans l’hypothèse d’une conjoncture économique en légère amélioration par rapport à l’année précédente, compte-tenu de la libéralisation du secteur du transport routier, précise l’Office.
Quoi qu’il en soit, le programme d’investissement et de développement de l’ONCF est appelé à se renforcer. Le ministre de l’Equipement et du Transport a, d’ailleurs, mis l’accent, lors de la réunion du Conseil d’Administration, sur la poursuite de ce programme. Ce dernier est axé sur la réhabilitation de l’appareil de production, la modernisation des infrastructures et équipements et l’amélioration de la compétitivité de l’Office, mettant en relief l’engagement de l’opérateur dans la réalisation des grands projets structurants liés au développement du réseau et du trafic et le doublement de la voie entre Sidi-Kacem et Fès en cours dans le cadre du programme d’investissement du présent quinquennat.
M ; Ghellab a également rappelé les projets d’extension du réseau inscrits dans le programme gouvernemental et qui concernent, la réalisation de la nouvelle ligne Taourirt-Nador, le doublement Casablanca-Settat et le lancement des études de faisabilité du projet de TGV entre Marrakech et Agadir, considéré comme un projet prioritaire indispensable au développement des infrastructures nationales.

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