L’ONCF voit loin

L’ONCF voit loin

Dix millions de marchandises transportés en 2010, c’est l’objectif fixé par l’Office national des chemins de fer (ONCF), selon la revue Conjoncture publiée par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM). Une étude menée par la CFCIM a révélé que le rail reste un des modes de transports les plus privilégiés pour le transport des produits lourds. Conscient du potentiel qu’offre le marché, l’Office souhaite compte atteindre ce plafond par l’extension de son réseau ferroviaire, estime l’étude.
Le rapport affirme que le parc de l’ONCF qui se compose de 3.400 wagons peut assurer par jour au départ de Casablanca, le transport de 3.500 de graines oléagineuses.
Dans ce sens, Mohamed Boudara, responsable de la Direction Activité fret cité par la revue, affirme que l’Office compte beaucoup sur les marchés naturels, tels que les produits agricoles, les matières énergétiques, l’agroalimentaire et les produits  chimiques. 
 Il faut rappeler qu’un programme de construction et de modernisation des lignes ferroviaires a été récemment mis au point. Ce programme concerne, notamment les lignes reliant Nador à Taourirt, annoncé pour la fin de l’année, reliant Marrakech à Agadir ainsi que le prolongement de la voie ferrée de Tanger jusqu’au nouveau Port de Tanger – Méditerranée d’ici 2007.
S’agissant du prolongement de la voie ferrée de Tanger, l’ONCF va bénéficier d’un prêt de 25 millions d’euros pour le financement partiel du projet, a annoncé, jeudi dernier, un communiqué de l’Agence française de développement (AFD), rapport l’agence MAP.
Selon le communiqué, il s’agirait d’une composante d’un programme plus large visant à doter le nord du Maroc d’infrastructures de référence avec un port international, des connexions routières et ferroviaires et des zones franches, ajoute l’agence. La source a précisé que deux consortiums de banques marocaines (pour 255 millions d’euros) et la Banque Islamique de Développement (pour 50 millions d’euros) devront participer au financement de la composante ferroviaire. Il faut préciser que nouveau Port de Tanger pourrait, à lui seul, représenter 1,5 million de tonnes de fret ferroviaire. Ce qui représente une grande opportunité à l’ONCF. L’Office compte également sur la mise en  place d’une plate-forme logistique de 6 KM de long à Roches Noires (Casablanca) dans le courant de l’année et aussi sur la construction des plates-formes de Fès et Marrakech, estime la revue Conjoncture.
Elle ajoute que ces ouvrages multimodales de Casablanca et de Tanger redonneront un nouveau souffle au rail.
L’ONCF avait procédé, depuis 2003, au raccordement de l’entrepôt de l’ICN (Industrie céréalière du Nord) à Fès, à celui du dépôt d’Afriquia à Marrakech, et au réaménagement de celui de Lafarge à Meknès afin d’augmenter son porte feuille client.
M.Boudara précise que pour les entreprises, c’est le meilleur moyen de réduire leurs coûts et d’éviter les ruptures de charge. Il a aussi ajouté que l’ONCF a développé des plates-formes et mis à disposition des silos de stockage pour les moulins.
L’office a également mis au point une plate-forme de transvasement pétrolière à travers laquelle l’ONCF peut alimenter les stations essence du Maroc à partir des raffineries de Sidi-Kacem et de Mohammédia.

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