L’ONE se restructure

L’ONE se restructure

En plus de l’approbation des résultats de l’exercice 2002, son Conseil d’administration a donné son feu vert à une multitude de projets importants. Malgré des résultats encore déficitaires, l’ONE a enregistré en 2002 une croissance soutenue de son activité marquée par une augmentation de la demande nationale en énergie électrique, de l’ordre de 5%. La satisfaction de cette demande a été possible grâce, essentiellement, à la station de Jorf Lasfar gérée par un consortium composé de deux groupes internationaux, ABB (Suisse) et CMS Energy (Etats-Unis). La production d’origine hydraulique n’a pas dépassé les 6%, l’une des plus faibles performances enregistrées durant les huit dernières années, en raison de la faible pluviométrie qu’a connue le Maroc entre 1999 et 2002. L’un des principaux chantiers de l’ONE depuis plusieurs années, et qui grève considérablement ses finances, est sans doute le Programme d’Electrification Rural Global (PERG). Sur les 3,2 milliards de DH d’investissement consentis en 2002 par l’ONE, 1,2 milliard de DH a servi uniquement au financement de l’électrification rurale. Durant cette période, environ 2.000 villages ruraux, soit 121.416 foyers ont pu bénéficier de l’électricité, soit par raccordement direct au réseau national (90%) soit par le biais d’installations de systèmes solaires individuels (10%). Aujourd’hui, le taux d’électrification rurale a atteint 55%. Par ailleurs, le Conseil d’administration a examiné les différents projets d’investissement de l’ONE pour les années à venir. Ainsi, pour la période 2003-2008, l’ONE compte investir 34 milliards de DH. Cette enveloppe servira au financement des dernières tranches du PERG et au doublement de l’interconnexion entre le Maroc et l’Espagne. Mais également au développement des énergies renouvelables à travers la réalisation par l’ONE et sans recourir à la production concessionnelle de trois importants projets. Il s’agit de deux parcs éoliens à Essaouira et à Tanger ainsi qu’une centrale thermo-solaire à Aïn Beni Mathar, près d’Oujda. Le coût de ce dernier projet est évalué à 500 millions de DH environ. Le programme d’investissement de l’ONE, pour 2003-2008, prévoit également la construction au Nord du Maroc, et dans le cadre d’un partenariat public/privé, d’une nouvelle centrale à cycle combiné au gaz naturel, après celle de Tahaddart (40 km au sud de Tanger) déjà en construction. En outre, sur les 3,8 milliards de DH d’investissement prévu pour 2003, l’ONE a réservé un budget de 1,4 milliard de DH, uniquement pour électrifier 2.500 nouveaux villages. A noter que la deuxième tranche du PERG 4 consacrera l’achèvement définitif du PERG et permettra d’ouvrir l’accès à la quasi-totalité de la population rurale marocaine à l’horizon 2007. Le Conseil d’administration se réunira, une nouvelle fois, avant la fin de l’année 2003, pour examiner les conclusions d’une étude relative à la réforme du secteur de l’électricité marocaine visant la modernisation du service public et l’ouverture progressive à la concurrence. Cette étude, réalisée par le cabinet américain Mac Kinsey, traite également du repositionnement de l’ONE dans le cadre de cette ouverture. La commission interministérielle chargée d’évaluer les conclusions de cette étude remettra bientôt son avis à ce sujet au Conseil d’administration de l’ONE. En dépit des difficultés financières de l’Office qui trouvent leurs origines dans le financement du PERG, d’une part, et le prix d’achat de la centrale de Jorf Lasfar, d’autre part, (sur ce dernier point, le Premier ministre compte s’investir personnellement) l’ONE compte équilibrer ses comptes dès l’année prochaine.

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