L’Opep convient de relever sa production de pétrole

Réunis à Ispahan en Iran, les ministres du Pétrole de l’Opep ont en outre entériné le principe d’un relèvement supplémentaire de 500.000 bpj dans le courant du deuxième trimestre, si les prix du marché le justifient, a annoncé le président du cartel, le Koweïtien Cheikh Ahmad al-Fahd al-Sabah.
Ce nouveau relèvement sera laissé à l’appréciation du président de l’Opep, qui a par ailleurs fixé au 7 juin la date de sa prochaine réunion ministérielle, à Vienne.
L’annonce de cette augmentation de 2% de la production de l’Opep pèse sur les cours du pétrole.
Dans une interview au journal «Al-Hayat» publiée quelques heures avant la réunion d’Ispahan, l’influent ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Naimi, affirmait que Ryad voulait ramener le cours du brut dans une fourchette de 40 à 50 dollars. "Les niveaux actuels autour de 55 dollars sont élevés, nous voulons un prix compris entre 40 et 50 dollars", a-t-il dit au journal basé à Londres. C’est la première fois que Ryad évoque publiquement un objectif de prix aussi élevé pour le brut léger américain.
"L’Opep fait du mieux qu’elle peut mais il est difficile d’arrêter le train", affirme Bob Finch, du courtier spécialisé Vitol SA.
Des délégués de l’Opep ont indiqué que l’Arabie saoudite et le Koweït feraient en sorte que l’offre de brut soit réellement augmentée pour permettre une hausse des stocks mondiaux au printemps, période de baisse saisonnière de la demande. Les deux pays, seuls membres de l’Opep à disposer vraiment de capacités de production inemployées, sont prêts à pomper 500.000 à 700.000 bpj supplémentaires au deuxième trimestre, selon ces délégués.
Les pays du Golfe prônent une constitution de stocks plus importante que la normale au deuxième trimestre, afin de limiter les pressions sur les cours par la suite, quand la demande remontera.

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