L’Oriental, des atouts à exploiter

S’il est une région du pays où le paradoxe atteint les dimensions les plus importantes, c’est à l’orientale qu’il serait opportun de faire allusion. Les faits attestent d’une cohabitation de handicaps et d’atouts tous les deux présents à des degrés majeurs. D’un côté, des frontières fermées, un déficit patent en matière d’infrastructures et d’équipements, une activité économique paralysée amplifiée par la fermeture de la mine de charbon.
D’un autre, une proximité géographique de la Méditerranée, une fenêtre qui une fois exploitée jouera un rôle de taille dans le processus d’intégration avec les autres pays du Maghreb et une diversité géophysique qui fait de la région une zone particulièrement propice à un développement du secteur du tourisme, notamment dans sa dimension rurale. Judicieux est donc le fait que la région figure parmi les sites touristiques identifiés pour aménagement et développement.
Il est davantage compte tenu de la diversité qu’elle présente.
Différents types de tourisme y sont exploitables. Le tourisme de montagne dans les villes de Jérada, Berkane et Taourirt et où les montagnes sont très peu visitées dans la mesure où l’équipement fait défaut. Le tourisme culturel au niveau de la palmeraie de Figuig. Le tourisme cynégétique a déjà pu intéresser des entrepreneurs.
Une société internationale de chasse est d’ores et déjà opérationnelle avec 1500 chasseurs européens qui viennent chaque année visiter ce site. Et enfin le tourisme écologique fort de deux importants sites dits d’intérêt biologique (SIB) existant au niveau de l’embouchure de Moulouya et de Béni Snassen ou biodiversité floristique et faunistique ne peut qu’enrichir le décor.
Selon Farid Chourak, directeur du centre régional d’investissement pour la région de l’Oriental, un programme initié par le wali est en cours de réalisation. Il vise à promouvoir les différents types de tourisme «développables» dans la région de l’oriental et ce à l’échelle internationale».
En effet, le programme dont il est question est contractualisé, ajoute M. Chourak, avec le Comité régional de tourisme de la Champagne-Ardenne. Un pré-diagnositc des potentialités touristiques de la région figurait en effet parmi les priorités d’une délégation composée de représentants de la région de Champagne-Ardenne et piloté par l’Institut régional de coopération et de développement (IRCOD), réunie en début du mois de juillet. Un mois auparavant, elle avait procédé à la réalisation d’une mission d’études dont les conclusions allaient aboutir à des propositions concrètes concernant la conception de produits propres au tourisme rural.
Le démarrage effectif de leur commercialisation est programmé pour l’année 2003.

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