L’Union arabe de l’électricité dévoile ses (ré)solutions

L’Union arabe de l’électricité dévoile ses (ré)solutions

Au terme de ce rendez-vous réunissant les professionnels du domaine des énergies, un début de réponses devait être donné quant aux moyens d’assurer un équilibre entre les énergies traditionnelles, nouvelles et renouvelables dans les mix énergétiques des systèmes électriques. Cela a-t-il été fait ?

Marrakech a abrité les 27 et 28 janvier 2016 un conclave d’institutionnels et d’experts du monde arabe. Ceux-ci avaient comme mission de redéfinir les défis énergétiques de la région afin d’y adapter les solutions nécessaires. «En accueillant la cinquième édition de l’UAE sur le thème du mix énergétique, le Maroc se positionne plus que jamais comme un acteur majeur des énergies renouvelables au sein du monde arabe et, plus largement, sur la scène mondiale» a fait savoir, non sans fierté, le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Ali Fassi Fihri.

Ainsi, c’est autour du thème des «équilibres entre les énergies traditionnelles, nouvelles et renouvelables dans les mix énergétiques des systèmes électriques» que cinq panels ont été organisés.

Le débat y a essentiellement mis le point sur l’avenir de la production électrique à base d’énergies fossiles, l’intégration des énergies renouvelables ainsi que sur la place de l’énergie nucléaire dans le mix énergétique.

A l’issue du Congrès de Marrakech, l’UAE a formulé  une série de recommandations. Ce serait plutôt «une feuille de route pour les années à venir», précisent les organisateurs selon qui, compte tenu de la situation actuelle et de la conjoncture mondiale, il serait important d’œuvrer davantage pour l’amélioration de l’investissement dans les moyens de production accompagnant l’intégration et la montée en charge des énergies renouvelables. Ceci ne se fera toutefois pas sans une réglementation solide et une formation des ressources humaines.

En effet, si l’on veut aboutir à une augmentation efficace des échanges électriques et des interconnexions entre les pays arabes, il faut s’intéresser à la mise en place d’outils de coopération en matière de formation des ressources humaines de façon à ce qu’elles soient «à jour» et en phase avec les contraintes environnementales et les nouvelles technologies que la transition énergétique dans la région implique.  

L’UAE s’est également intéressée au cadre réglementaire dans la région, notamment pour ce qui est du domaine des énergies renouvelables.

Quant à la production d’électricité à base d’énergies fossiles, il a été conclu à terme de ce congrès qu’une adaptation aux contraintes environnementales s’impose d’autant plus que ces énergies sont appelées à céder la place à d’autres ressources naturelles.  C’est en tout cas ce que confirme Aissa Al Kuwari. En sa qualité de président de UAE, celui-ci a relevé l’impératif de la transition énergétique et la demande croissante en énergie.  

«Pour les pays membres de l’UAE, elles (les énergies renouvelables) constituent une réponse adaptée à leurs besoins énergétiques et permettent de valoriser leurs ressources naturelles : eau, soleil, vent, biomasse, etc. Notre priorité aujourd’hui est de réduire notre dépendance des énergies fossiles», précise-t-il.

Il est à souligner qu’ils étaient, selon les organisateurs, pas moins de 250 leaders des secteurs électriques de 22 pays arabes et pays invités d’Afrique et d’Europe à se présenter lors de la première journée de ce congrès organisé par l’UAE et l’ONEE. Une centaine d’entreprises étaient venues également profiter d’un espace B2B et d’une plate-forme de partage autour des stratégies énergétiques dans la région et le monde.

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