L’Union européenne revoit sa stratégie énergétique

L’Union européenne revoit sa stratégie énergétique

La nouvelle stratégie énergétique européenne présentée mardi a pour ambition de réduire de 25% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 et réduire de près de moitié la facture pétrolière de l’Union, estime la Commission européenne. Le plan «pour une économie faible en carbone»promeut notamment une vaste rénovation des bâtiments publics et privés, une plus grande efficacité énergétique des installations électriques et de chauffage, une remise à niveau des grilles énergétiques et un effort particulier de l’industrie et des PME. «Au fur et à mesure que le prix du pétrole augmente, l’Europe paie de plus en plus cher pour sa facture énergétique et devient plus vulnérable aux variations de prix. Donc commencer la transition maintenant sera rentable», a expliqué la commissaire à l’Action climatique, Connie Hedegaard. Les estimations de la Commission européenne indiquent que les économies réalisées chaque année pourraient être comprises entre 175 et 230 milliards d’euros. L’exécutif communautaire estime par ailleurs que si le nouveau plan est intégralement mis en œuvre, permettrait d’accroître de 20% l’efficacité énergétique européenne d’ici 2020 et entraînerait une réduction des émissions de CO2 de 25%. L’Union européenne s’est fixée pour objectif dans le cadre du «paquet» énergie-climat adopté en décembre 2009 de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990. Le bloc prévoit d’y parvenir en accroissant de 20% son efficacité énergétique, en relevant à 20% la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique. Lors des négociations sur le climat de Copenhague, les Européens avaient proposé de porter cet objectif à 30% en cas d’accord international ambitieux et contraignant en la matière. De nombreux responsables européens estiment cependant que la réduction des émissions induite par la crise rend l’objectif de 20% trop facile à remplir et qu’une décision unilatérale de le porter à 30% stimulerait l’innovation sur le continent sans affecter la compétitivité des entreprises. Les organisations de défense de l’environnement défendent ce point de vue mais l’industrie lourde européenne s’y oppose. La Commission envisage de créer une nouvelle incitation en réduisant le nombre de droits à polluer mis aux enchères entre 2013 et 2020, ce qui pourrait avoir le double effet de provoquer une appréciation des permis gratuits alloués à certaines industries et de diriger les investissements vers des technologies moins gourmandes en carbone.

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