Lutte contre le sanglier : L’Andzoa lance un projet pilote pour la protection des périmètres agricoles

Lutte contre le sanglier : L’Andzoa lance un projet pilote pour la protection des périmètres agricoles

Ce projet qui s’appuie sur une technique baptisée «Whole Sounder Removal» a pour objectif la compréhension de la dynamique et du comportement des populations de sanglier à travers un suivi par caméras à infrarouge.

Un projet pilote de protection des périmètres agricoles contre le sanglier par capture a été lancé dernièrement à Tafraout pour lutter contre cet animal qui constitue un danger majeur aussi bien pour les habitants que pour les exploitations agricoles et les espaces forestiers.

Porté par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier, et lancé à l’occasion du Festival des amandiers tenu à Tafraout, ce projet qui s’appuie sur une technique baptisée «Whole Sounder Removal» a pour objectif la compréhension de la dynamique et du comportement des populations de sanglier à travers un suivi par caméras à infrarouge, et la protection des périmètres agricoles contre le sanglier.

Cette technique américaine est scindée en plusieurs étapes principales qui sont complémentaires et liées entre elles. La première consiste en une mission de repérage des sites constituant des points noirs pour la mise en place du projet et pose des appâts (maïs ou dattes) dans les sites repérés. Puis l’étape de la pose des caméras infrarouge dans les sites et analyse des photos pour confirmer la présence de sangliers et déterminer leur effectif. Puis l’annulation des sites non retenus et la concentration des efforts sur les sites ayant une mobilité des femelles, et la mise en place des cages à porte ouverte dans les sites repérés et assurer une phase d’acclimatation.

Vient ensuite l’étape de la fermeture des portes des cages et décider du sort des effectifs capturés conformément à la réglementation en vigueur. L’opération s’achève par une phase de post-suivi pour s’assurer que les sites ne constituent plus des points noirs.

Cette technique a été expérimentée dans la commune d’Ammeln à travers la mise en place d’une cage dans le site Azrou Ouadou suite au repérage de 6 sites, et la mise en place des caméras infrarouges. Suite à cette première expérience, plus de 63 sangliers dont 27 marcassins ont été observés dans un rayon de 130 ha. En effet, la région de Tafraout connaît une forte présence du sanglier, suite aux doléances des habitants dont les réclamations ne cessent de s’accroître en raison des dégâts causés par le sanglier. Cette expérience pilote sera généralisée à l’ensemble des périmètres agricoles qui constituent des points noirs au sein de la zone de compétence de l’Andzoa.

Notons qu’un certain nombre de facteurs concourt à la prolifération du sanglier et à sa progression itinérante, ce qui lui permet de conquérir davantage d’espaces, qui étaient jusqu’à une date récente vides de ce genre de bêtes. Il s’agit notamment de la disparition de ses principaux prédateurs (panthères entre autres…), la présence de milieux naturels assez bien conservés et des sites de reproduction favorables, d’où une faune gardant encore son caractère sauvage, le caractère de l’espèce de grande endurance et résistance, elle prolifère et s’adapte facilement aux conditions des différents milieux, à cela s’ajoute le nombre de chasseurs attirés par la chasse du sanglier relativement faible par rapport aux potentialités offertes par les milieux naturels et par rapport aux autres espèces.

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