Maghreb Steel : Résilience et ambitions malgré la morosité du secteur

Maghreb Steel : Résilience et ambitions malgré la morosité du secteur

Maghreb Steel entame une nouvelle phase de son développement. Ce cap qui découle d’une restructuration ambitieuse porterait essentiellement sur l’élargissement du marché.

Un travail externe qui intervient juste après une mise à niveau réussie de l’outil industriel du sidérurgiste marocain. La concrétisation de cet objectif dépend essentiellement de la mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’écosystème. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné Hatim Senhaji, directeur général de Maghreb Steel, lors d’un point de presse tenu mardi 24 septembre à Casablanca où le directoire a exposé sa vision à venir et a énuméré les principales étapes par lesquelles l’entreprise est passée, et ce depuis le début de la crise financière de 2008 ayant impacté le secteur à l’échelle internationale à ce jour.

Une rencontre qui coïncide par ailleurs avec l’expiration des mesures antidumping en vigueur sur les importations de tôles en acier laminé à chaud, originaires de l’Union européenne et de la Turquie. «Notre ambition aujourd’hui est de se concentrer sur l’augmentation de la taille du marché. C’est un travail qui est plus externe à Maghreb Steel mais qui demande vraiment la collaboration avec l’ensemble de l’écosystème. Nous voulons que ce marché soit élargi, ce qui veut dire simplement avoir plus d’industrie liée à l’acier, plus d’infrastructures et plus de demande», apprend-on de M. Senhaji. Cet engagement devrait permettre au Maroc de rattraper le retard enregistré au niveau de la consommation de l’acier. Comparé aux autres pays de la taille du Maroc, le Royaume a encore un long chemin à parcourir. «A mon sens, il suffit de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs.

Dans la construction, par exemple, il y a beaucoup de choses qui peuvent se faire avec de l’acier, et ce avec des avantages indéniables en termes de rapidité, d’exécution et de coût», constate le directeur général de Maghreb Steel. Et de préciser : «Nous sommes persuadés qu’il y a une demande latente que nous ne voyons peut- être pas aujourd’hui mais qu’il faut tout de même comprendre et adresser». Sur le plan opérationnel, Maghreb Steel s’attend à un exercice similaire à celui de 2018 où l’entreprise s’est montrée résiliente en dépit du contexte conjoncturel difficile. «Nous sommes pratiquement sur la même trajectoire que 2018 avec même une amélioration par rapport à l’exercice précédent. Il est à noter que notre coût de production nous permet aujourd’hui d’exporter le quart de notre production», explique Hatim Senhaji. Au titre de l’exercice 2018, Maghreb Steel a bouclé son exercice avec des ventes locales de l’ordre de 293.000 tonnes.

Le volume exporté est estimé à 84.000 tonnes. L’entreprise a, par ailleurs, maintenu sa rentabilité opérationnelle avec un Ebitda de l’ordre de 81 millions de dirhams.

Rappelons qu’à partir de 2015, l’entreprise a amorcé un plan de transformation rigoureux. Un accord tripartite a été scellé dans ce sens entre l’entreprise, les partenaires financiers et l’État. Maghreb Steel s’est dans ce sens engagé à mettre à niveau son outil industriel conformément aux standards internationaux, à changer ses modes de gouvernance.

L’entreprise a par ailleurs procédé à la restructuration managériale, la mise en place d’outils de pilotage et de suivi performants et au retour à la rentabilité d’exploitation.

Les partenaires se sont concentrés sur la restructuration financière au moment où l’engagement de l’État s’est porté sur les mesures de défense commerciale.

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