Maghreb : Une croissance en deçà de son potentiel, selon le FMI

Dans sa dernière publication trimestrielle « Finances et Développement », le FMI constate qu’en dépit du progrès accompli par les pays du Maghreb, leur croissance est restée en deçà de leur potentiel économique. Selon les responsables du Fonds Monétaire, les pays de cette région ont progressé au niveau de la stabilité financière, dans le cadre de programmes appuyés par le FMI au milieu des années 1980 et dans les années 1990. Il reste que leur croissance est restée en deçà de leurs potentialités. Pour cet organisme, les efforts engagés par le Maroc, la Tunisie et l’Algérie notamment en matière d’éducation, n’ont pas réalisé de bons résultats par rapport aux pays qui ont intégré à l’économie mondiale. A en juger par les chiffres communiquées par le FMI, le taux annuel moyen de croissance du PIB réel par habitant dans ces pays entre 1970 et 1999 a été de 1,5 % au Maroc, de 3,2% en Tunisie et légèrement négatif en Algérie. Concernant le chômage, il s’est établi à 18,8 % en 2000 contre 12% en 1990.
Pour le FMI, la faible croissance au Maghreb s’explique par plusieurs raisons. Ses responsables citent notamment la lenteur des réformes structurelles et les carences des politiques macroéconomiques. Selon eux, ces deux facteurs ont entraîné des problèmes au niveau de la balance des paiements et de la dette.Le retard relatif à l’ouverture des économies des pays du Maghreb est également mis en avant par le FMI. Ce dernier considère qu’il s’agit d’un des principaux facteurs de cette faible croissance. Par ailleurs, le Fonds estime que l’étroitesse de la base d’exportation de ces économies marquées par des échanges bilatéraux très limités sont en deçà de leurs potentialités. Et de poursuivre que les marchés du Maghreb restent encore très protégés.

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