Majida Maârouf: «Le cadre juridique est dans le circuit»

Majida Maârouf: «Le cadre juridique est dans le circuit»

Entretien avec Majida Maârouf , directrice générale de l’ANDA

ALM : Une convention signée avec la FAO. Sur quoi porte-t-elle ?

Majida Maârouf : Effectivement, nous avons signé, à l’occasion de la quatrième édition du Salon Halieutis, trois conventions. La première a été signée avec la FAO. Elle porte sur l’assistance technique et financière pour la réalisation de la stratégie de développement de l’aquaculture au Maroc, à l’horizon 2030. Comme vous le savez, la FAO est une organisation qui a une très grande expérience en matière d’élaboration de stratégies et d’accompagnement des pays en matière d’aquaculture. Nous avons fait appel à eux et ils ont répondu favorablement à notre requête. Aujourd’hui, on va lancer justement l’élaboration de cette stratégie pour éclairer la feuille de route de l’ANDA à l’horizon 2030.

Quid de la deuxième et troisième conventions ?

La deuxième convention a été signée avec la région du Souss-Massa parce que nous sommes en train de clôturer l’élaboration du plan aquacole de cette région. Nous avons fait des échanges avec la région qui s’intéresse à cette activité et l’intègre dans son plan de développement régional. C’est un accord cadre à travers lequel la région va accompagner la mise en œuvre du plan aquacole. La troisième convention a été signée avec l’Agence de développement des provinces du Nord et avec une coopérative. En fait, c’est un modèle d’accompagnement des projets aquacoles à travers lequel les deux institutions accompagnent financièrement et techniquement la réalisation des infrastructures connexes que les projets aquacoles demandent.

Qu’en est-il des résultats du lancement de l’appel à manifestation de Dakhla-Oued Eddahab ?

En fait, nous avons lancé effectivement l’appel à manifestation d’intérêt du plan aquacole de la région de Dakhla-Oud Eddahab en octobre 2015 jusqu’à avril 2016. Cet appel a porté sur l’exploitation des investisseurs de 6.000 ha avec plus 800 unités de production. Nous avons reçu à l’issue de cette opération plus de 1.300 projets. C’est un effectif énorme et donc la commission a pris un peu plus de temps parce qu’il fallait faire toutes les analyses techniques et économiques des projets déposés.

Aujourd’hui, la commission est en train de finaliser ce travail et certainement on va annoncer les résultats très prochainement.

Et pour la zone Imsouane et Sidi Ifni?

Cela concerne deux régions. La région du Souss-Massa et celle de Guelmim-Oued Noun.  C’est une offre qui est pratiquement prête et on attend juste quelques dernières démarches administratives concernant l’acceptabilité environnementale pour lancer l’offre au niveau de ces deux régions.

Et pour le volet juridique structurant le secteur ?

Le cadre juridique est élaboré. Il est dans le circuit. Nous espérons qu’avec le prochain gouvernement on pourra le faire sortir. Notre objectif est de pouvoir le publier en 2017.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *