Majida Maarouf : L’importance que prendra l’aquaculture va surprendre

Majida Maarouf : L’importance que prendra l’aquaculture va surprendre

Entretien avec Majida Maarouf, directrice de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture

Pour la directrice de l’ANDA, l’objectif des appels à manifestation d’intérêt lancés est d’installer des projets durables qui vont créer de la valeur ajoutée.

ALM : Quels sont les objectifs de cette journée portes ouvertes tenue à Sidi Ifni ?

Majida Maarouf : Cette rencontre vient dans le cadre du lancement du Plan d’aménagement de la région de Guelmim-Oued Noun, précisément la province de Sidi Ifni. Nous avons lancé les appels à manifestation d’intérêt pour la réalisation des investissements dans cette région le 12 avril, et aujourd’hui pour nous c’est une opportunité à travers laquelle nous voulons partager les informations avec l’ensemble des partenaires institutionnels, investisseurs et acteurs du secteur maritime qui peuvent être des investisseurs ou des relais de communication et de promotion de cette offre aquacole. L’objectif c’est drainer des investisseurs d’un certain niveau qui peuvent profiter de cette offre et installer des projets durables qui vont créer de la valeur ajoutée et qui vont contribuer réellement dans l’économie de la région.

Comment l’ANDA compte-t-elle accompagner ces futurs investisseurs ?

Quand on fait un plan d’aménagement c’est déjà un grand accompagnement, parce qu’on a déjà une base de données très importante et qui est mise à leur disposition. Nous avons écourté les démarches administratives, parce que l’investisseur n’a pas besoin maintenant d’aller chez les différentes administrations qui interviennent dans le processus d’instruction d’un projet aquacole, puisque ce plan est validé avec toutes ses parties, et puis dès qu’un projet est sélectionné et que sa convention est signée on l’accompagne techniquement sur le terrain. On a une équipe d’experts qui peut quand même conseiller les investisseurs pour ajuster leur montage technique, on fait des études de marché, et on peut orienter sur les marchés porteurs, et les formes de présentation de leurs produits (brut, transformé…).

Quelles sont les perspectives de développement de ce secteur au Maroc ?

Pour nous déjà, sur les cinq régions étudiées on est sur 380 mille tonnes, nous voulons être raisonnables et nous estimons que nous atteindrons 200 mille tonnes qui sont prévues par la stratégie Halieutis probablement pas en 2020 mais dans les années à venir, donc il y a un potentiel et un intérêt, et beaucoup d’investisseurs étrangers sont intéressés. Les investisseurs de l’agro-industrie s’intéressent également à l’aquaculture, et je pense que nous allons être très surpris dans le très court terme de l’importance que prendra le secteur.

Quels sont les défis à relever pour développer cette filière ?

Franchement les défis seront de positionner le produit aquacole marocain sur le marché mondial sous des couleurs intéressantes, c’est-à-dire un produit bio qui se démarque par rapport au produit standard de l’aquaculture tel qu’il est aujourd’hui présenté sur le marché. Egalement le défi d’intégrer les populations et la communauté locale, notamment les pêcheurs et coopératives qui exercent d’autres métiers, et enfin un défi pour que ce secteur soit une porte pour le jeune entrepreneur en vue de créer les richesses et l’emploi.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *