Mamay : “Dakhla accueille de plus en plus de projets“

Mamay : “Dakhla accueille de plus en plus de projets“

ALM : On parle de plus en plus de mouvements d’investissements dans la zone de Dakhla. Qu’en est-il exactement ?
Mamay Bahia : Effectivement, avec l’année 2005, nous avons enregistré au niveau du guichet d’aide à la création d’entreprises de Oued-Eddahab-Lagouira, une augmentation conséquente du rythme d’investissements.
Outre les volets de création d’entreprises et la gestion des pouvoirs délégués aux walis de ses régions, le département d’assistance aux investisseurs a examiné, durant l’année 2005, 55 projets d’investissement d’une valeur de 1,25 milliards DH, correspondant à 7881 postes de travail.
En tout, sur une année, 156 certificats négatifs ont été retirés au CRI et 122 entreprises commerciales créées.
En comparaison avec 2004, le nombre d’entreprises créées est en augmentation de 57%. Celui de certificats négatifs délivrés au cours de l’année 2005 est, quant à lui, de 156 contre 78 durant l’année 2004, soit une augmentation de 100%.

Comment expliquez-vous cette impulsion ?
C’est le résultat d’un travail d’ensemble. La politique d’investissement adoptée par le ministère de la Pêche dans le domaine y est pour beaucoup. L’adoption d’un plan pour la pêche poulpière, la réduction des barques artisanales et l’encouragement d’une politique de valorisation des produits de pêche sur place rendent le secteur plus attractif pour les investisseurs.
Au niveau du centre, nous nous sommes attelés, durant cette période, à élaborer un plan d’action au titre de l’année 2005 qui s’est inspiré des grandes orientations gouvernementales en matière de relance des  investissements et de l’environnement régional des affaires.
Aujourd’hui, le délai de création d’une entreprise n’exède pas 24 heures si le postulant se présente au CRI muni des documents demandés.

Quels sont les secteurs qui attirent les investisseurs ?
L’industrie de la pêche absorbe naturellement une grande part de cet investissement. Mais, derrière, d’autres créneaux sont en train de se développer. C’est le cas par exemple de l’agriculture sous-serre, et particulièrement, la production de melons et de tomates. Ces produits ont une grande plus-value. D’une manière générale, les secteurs concernés sont l’aquaculture, l’agroalimentaire, le commerce, le tourisme, l’agriculture, l’élevage et les services divers.

Qu’apportera à la région le statut de la zone franche ?
La création de la zone franche dans la région de Oued-Eddahab-Lagouira permettra de résoudre tous les problèmes fiscaux auxquels sont confrontés les opérateurs. Avec cet avantage, la région jouera le rôle d’une plate-forme de l’industrie de la pêche qui va toucher toute la “Macaronésie“, c’est-à-dire, les provinces du Sud, les Iles Canaries, le Sénégal, le Cap Vert et les Açores.

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