Managem : Des projets concrétisés en 2002

S’il est un pôle du groupe ONA qui connaît le plus grand développement à l’international, c’est au pôle minier qu’il revient de faire référence. Présent au Guinée, au Niger, au Burkina Faso et au Mali, Managem espère, réussir le démarrage industriel du projet Jean Gobelé au Guinée. A l’heure actuelle, les managers du pôle Managem jugent l’état d’avancement des travaux de construction de ce site, lancé en mars 2001, conforme au prévisionnel. Si tout marche comme prévu, le projet en question, d’une capacité de production annuelle de l’ordre de deux tonnes d’or, serait opérationnel en avril 2002.
Au Niger, le financement du projet Samira, étant en cours de négociation, le fait d’arriver à un accord sur ce point constitue l’une des perspectives les plus décisives pour Managem. Dans les faits, les résultats d’exploration et de compilation géologique au Niger ont été satisfaisants. Il a même été procédé, depuis presque une année, à la finition des travaux de construction du barrage et à la mise en service de la station de pompage et de la conduite d’alimentation portant sur le projet Samira.
La conjoncture défavorable qui a marqué les résultats financiers de Managem ne s’est nullement traduite par un recul au niveau de l’avancée de ses projets de développement. Outre une expansion affichée à l’international, le pôle minier de la holding nationale compte dans un futur proche assurer la mise en service industrielle d’un certain nombre de projets.
Ainsi, Calamine qui se fixe comme activité la production de l’oxyde de zinc doit être mis en service prochainement. Il travaille sur la base d’un procédé de valorisation du minerai calamine (silicate hydraté naturel de zinc) dont elle est riche la région d’Errachidia, située dans la zone sud du pays. Les travaux de réalisation du projet Calamine, lancés, il y a une année de cela, ont fait l’objet d’un investissement physique de 200 millions de DH. Selon le plan d’investissement prévisionnel, ce projet doit générer un chiffre d’affaires équivalent au montant de l’investissement engagé. Il doit en outre produire pas moins de 15.000 tonnes d’oxyde de zinc annuellement. Sur la base d’un cours de vente de 1100 dollars la tonne du produit, la valeur du cash flow est estimée à 75 millions de DH.
A des centaines de kilomètre de Calamine, plus précisément aux alentours de l’Oued Tensift dans la région de Marrakech, le projet Draa Sfar, gisement de zinc, plomb et cuivre, est à son tour à quelques mois seulement de son démarrage effectif. Il a mobilisé un investissement de 404 millions de DH et doit gérer une production annuelle de 100.000 tonnes et un chiffre d’affaires de 289 millions de DH. Maintenant que ces projets sont à leur étape de finalisation, c’est le retour sur l’investissement que le minier compte orienter ses efforts.

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