Marché émirati: Les exportateurs marocains invités à prospecter

Marché émirati: Les exportateurs marocains invités à prospecter

Et pourtant, tous les indicateurs augurent d’un bon partenariat. Premier élément à l’appui : la stabilité du Maroc . Chose qui placera le Royaume en tant que force concurrente des marchés existant aux Emirats, en l’occurrence l’Égypte.

«Le Maroc est très apprécié par les investisseurs émiratis. Tenant compte des problèmes politiques de la région, les pays du Golfe envisagent d’injecter des fonds vers une zone beaucoup plus stable, à savoir le Maroc et qui en conséquent leur ouvrirait de nouveaux horizons sur l’Afrique», souligne dans ce sens Jalal Jihazi, président fondateur de Consultancy and tranining services group (CTS Group) lors d’un débat autour des opportunités du marché émirati, initié mardi à Casablanca par l’Association marocaine des exportateurs (Asmex).

Qualifiés de «marché de valeurs», les Emirats Arabes Unis connaissent une grande ouverture commerciale caractérisée par un énorme pouvoir d’achat. Le PIB par habitant des Emirats est de 41.000 dollars au moment où le PIB est de 410 milliards de dollars. Le pays connaît deux moteurs de croissance, à savoir la capitale énergétique Abu Dhabi et la capitale commerciale Dubai. En disposant de la troisième zone portuaire au monde et d’une trentaine de zones franches spécialisées, les Emirats Arabes Unis sont une nouvelle niche commerciale pour le Maroc. En dépit des relations étroites qui lient les deux pays, incarnées entre autres par l’accord de libre-échange, le commerce maroco-émirati reste en deçà des attentes. C’est ce que souligne pour sa part Hassan Sentissi El Idrissi, président de l’Asmex. Le représentant des exportateurs qualifie les échanges commerciaux entre les deux parties d’insignifiants invitant ainsi tous les membres de l’Asmex à créer un club d‘exportateurs dédié au marché émirati.

Au-delà des services, les Emirats Arabes Unis offrent de grandes opportunités en termes d’agroalimentaire et de textile. Des créneaux à saisir par les opérateurs nationaux défiant ainsi l’Inde et la Chine qui sont les principaux partenaires des importateurs émiratis. Autres atouts d’affaires : l’engagement gouvernemental dans différents secteurs, en l’occurrence l’éducation, la santé, les services publics et financiers ainsi que les télécommunications.

Les zones franches se veulent également une importante opportunité de par ce qu’elles représentent comme opportunités telles que l’exonération de l’impôt sur les sociétés et le revenu des personnes, l’absence de taxe douanière et le rapatriement total du capital et des profits. Pour intégrer ce marché à fort potentiel, les investisseurs marocains, notamment les exportateurs, sont appelés à définir une stratégie adaptée à ce marché.

Des efforts sont à consentir au niveau des politiques tarifaires et marketing et de la nature du produit à proposer tout en restant sensible aux avantages concurrentiels de la région et en prévoyant une implantation locale afin de tirer parti du hub.
 

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