Marjane lance des filiales d’approvisionnement

Marjane lance des filiales d’approvisionnement

Marjane entame une stratégie de maîtrise de ses approvisionnements en produits frais. L’enseigne a lancé à cet effet des «filières d’approvisionnement» structurées et modernisées. Après les légumes et fruits, l’enseigne s’attaque aux viandes rouges et bientôt aux poissonneries. C’était il y a trois ans que l’idée a connu son début de concrétisation. Aujourd’hui, affirment les responsables de l’enseigne, «pour les fruits et légumes, la mise en place d’une plate-forme de centralisation des achats a facilité l’établissement de filières agricoles». Les chiffres fournis par Marjane attestent du chemin parcouru. «À fin mars 2007, 90% des approvisionnements en fruits de la plate-forme et 50% en légumes, sont réalisés auprès d’agriculteurs et de stations de conditionnement», affirme-t-on auprès des responsables de l’enseigne.
Après les fruits et légumes, viennent les viandes rouges qui seront suivies par le poisson. «Dans la filière viandes rouges, affirme-t-on, des contacts ont été établis avec des éleveurs et associations d’éleveurs dans les différentes zones de production du Royaume». Des tests en magasin ont permis, précise-t-on, de définir les caractéristiques des viandes bovines et ovines concernant la race, l’âge, l’état d’engraissement, la conformation des carcasses, ou encore les prix. Et ce, afin de répondre aux exigences de qualité et de santé du client».
Pour l’enseigne, l ’objectif pour 2007 est «de réaliser en filières au moins 50% des approvisionnements des rayons boucherie Marjane». Le groupe dit vouloir supprimer, ainsi, les nombreux intermédiaires et mieux valoriser les produits à l’amont.
Or, reconnaît-on, contrairement au secteur agro-industriel qui s’est considérablement professionnalisé, le secteur de l’agriculture et de l’élevage «demande un effort important de structuration et de coordination». Pour ce faire, le groupe a mis en place une cellule spécifique qui établit des relations directes avec les producteurs et les accompagne pour «respecter les standards des cahiers des charges élaborés par l’enseigne». Cela devrait permettre outre des bénéfices substantiels pour le groupe, un «gain en fraîcheur, en qualité, en choix et en prix pour les consommateurs». Le processus de filialisation des approvisionnements du groupe devrait également permettre d’offrir un produit qui répond à une traçabilité transparente et bénéficie du «label agricole». L’initiative de se fournir directement chez des producteurs qui répondent à des standards et un cahier des charges établis entre les deux parties, permet à Marjane de supprimer une multitude de spéculateurs et intermédiaires qui ne font que renchérir sur les produits agricoles sans que cela profite ni au consommateur ni au producteur. Le groupe contourne, ainsi, un marché intérieur désorganisé en proie à la spéculation et tente de faire face à une concurrence de plus en plus forte des autres acteurs du marché de la distribution. En allant à la rencontre des producteurs lors du Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAGRIM), le groupe tente d’éluder les contraintes réglementaires, notamment l’obligation de passage au marché de gros pour les fruits aux légumes et les doubles taxations.  Des contraintes qui, selon ses responsables, sont des «freins importants» pour la modernisation du secteur agricole.

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