Maroc 2030 : le salut dans la régionalisation

Maroc 2030 : le salut dans la régionalisation

Que détiendra le Maroc en 2030 ? Une question à laquelle de nombreux experts et universitaires ont essayé de répondre en fin de semaine à Rabat dans le cadre de la deuxième session du Forum «Maroc 2030 : Environnement stratégique et économique ». Pour cette deuxième session, le thème débattu était purement économique. «Quelle économie monde ?», se sont demandés les experts réunis par le Haut commissariat au plan. Intervenant lors de la première journée de ce forum, Ahmed Lahlimi a mis ce dernier dans un contexte général, celui de mettre en place une stratégie prospective à l’horizon 2030, soulignant au passage la nécessité pour le Maroc de se situer dans la mondialisation, «surtout par rapport aux grandes configurations régionales».
En premier lieu arrive le pourtour euro-méditerranéen qui s’impose de même «qu’un régionalisme ouvert commandé par notre géographie, notre Histoire et nos valeurs culturelles et spirituelles». En second lieu pour le Haut commissaire au plan, se place le Maghreb arabe qui est une nécessité. La construction et la consolidation de cette entité régionale permettra certainement, selon M. Lahlimi, aux pays de la région de s’imposer sur la scène internationale en tant que bloc à part entière. Et d’ajouter que c’est ce qui permettra également aux pays de la région de tirer profit du développement de l’économie mondiale.
Le salut est donc dans la régionalisation. Le même son de cloche chez Jean Louis Guigou, expert international en aménagement du territoire et président du Centre d’analyse et de liaison des acteurs de la Méditerranée, dont l’intervention s’est articulée autour de la mondialisation des échanges face à l’inévitable décentralisation. Pour sa part, Louis Martinez, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales en France, revient sur la nécessité de bâtir un Maghreb solide qui sera une base permettant à ses membres d’appréhender les relations avec les autres blocs économiques. L’expert français a indiqué que la réalisation du Maghreb arabe passe d’abord par la résolution des problèmes économiques et politiques en vue de promouvoir l’image de la région auprès des investisseurs étrangers. « Le Maghreb servira à ses membres d’outil et d’instrument pour être mieux préparés à négocier dans différents cadres », a-t-il souligné.
Il est à signaler que cette deuxième session du forum Maroc 2030 s’inscrit dans le prolongement d’une série d’activités prévues par le projet de soutien à la planification du Haut commissariat au plan mené avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) relatif à la prospective et à la planification stratégique. Une troisième session, prévue les 13 et 14 mai, sera consacrée pour sa part à appréhender les évolutions des secteurs qui constituent les principales sources actuelles ou potentielles de déveoloppement de l’économie nationale. Quant au deuxième forum prospectif, il aura lieu les 26, 27 et 28 mai et aura pour thème : « La société marocaine : problématique, enjeux et devenir ».

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