Maroc-BEI : Al Amana soutenue

C’est à la primature (et nulle part ailleurs) qu’a eu lieu signature d’une convention entre l’association Al Amana et la Banque européenne de l’Investissement (BEI). Normal, puisque cette cérémonie était présidée par le Premier ministre, Driss Jettou, avec d’un côté, Ahmed Ghazali, le président de l’association Al Amana et de l’autre, Philippe de Fontaine-Vive, le vice-président de la BEI. Tous deux signataires de cet accord de financement qui met en place une deuxième ligne de crédit de l’ordre de 10 millions d’euros. Une telle initiative ne pourra qu’encourager l’association Al Amana à octroyer encore plus de micro-crédits dans le cadre de la promotion de la micro-entreprise.
D’ailleurs, au-delà du volet contractuel, les deux parties ont profité de cette occasion pour échanger leurs opinons favorables. Ainsi, après s’être félicité, de la qualité du partenariat entre le Maroc et la BEI et de l’élargissement des interventions de l’institution financière dans le secteur du micro-crédit, M. Jettou a mis en exergue les bons résultats de l’association Al Amana.
Un bilan positif qui se manifeste à travers le nombre de crédits vivants accordés, la totale consommation de la première ligne de crédits mise à la disposition d’Al Amana, le taux de recouvrement des crédits, ainsi que la diversification de la gamme de produits proposée. En outre, le Premier ministre a formulé son souhait pour un meilleur développement des activités du micro-crédit dans le secteur du logement.
De son côté, Philippe de Fontaine-Vive s’est dit très satisfait de la qualité du partenariat entre le gouvernement marocain et l’institution financière dont il est le vice-président. C’est d’ailleurs dans ce sillage que la BEI ouvrira, courant 2005, une représentation permanente au Maroc. Au demeurant, M. de Fontaine-Vive a manifesté la volonté de la BEI de multiplier ce genre d’initiatives à l’égard des acteurs de la société civile marocaine, comme Al Amana, qui contribuent directement et indirectement à l’effort de développement, engagé par le Royaume. Rappelons que la BEI est l’institution de financement à long terme de l’Union européenne (UE) et que son activité ne se concentre pas uniquement à l’intérieur de l’UE, mais intervient également dans le cadre des politiques de coopération technique et d’aide au développement en faveur de plusieurs pays du pourtour méditerranéen, dont le Maroc. Présente dans ce dernier depuis 1978, la BEI s’est depuis associée, à hauteur de 2,5 milliards d’euros, dans le cadre du financement de projets d’investissement ayant un impact fondamental sur le développement économique du pays.
Une politique de partenariat euro-méditerranéen, qu’illustre parfaitement, depuis 2002, la «Facilité euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat» (FEMIP), une filiale qui encadre les activités de cette banque au Maroc et dans les autres pays méditerranéens. Parmi les nombreux programmes d’infrastructure au Maroc, dans lesquels la BEI s’est engagée pour le financement, on pourrait citer ceux ayant trait au secteur des routes et des autoroutes, ainsi que des projets initiés en milieu rural et concernant les infrastructures sanitaires, l’accès à l’eau ou encore la réforme de l’enseignement.

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