Maroc Telecom : L’avenir en ligne

Les réalisations de l’opérateur historique Maroc Telecom ont dépassé toutes les prévisions. La poursuite du processus de libéralisation, entamé depuis 1996 avec la libéralisation du secteur des télécommunications régie par la loin° 24-96, a été couronnée par l’introduction en Bourse, choe jamais connue par le pays. En fait, le gouvernement s’est assigné un certain nombre d’objectifs pour cette opération. D’abord, démontrer l’attractivité du Maroc en matière d’investissements. Ensuite, réaliser un succès social à travers un large actionnariat populaire et une participation forte des salariés. De plus, atteindre une valorisation élevée reflétant la valeur intrinsèque de l’entreprise. Par ailleurs, placer une société phare en Bourse et rehausser l’image du marché financier marocain. Enfin, optimiser la participation résiduelle de l’Etat.
Toutefois, les objectifs de la cotation à l’étranger ont été largement atteints. Ainsi, les grands investisseurs internationaux ont été intéressés par l’opération. Une meilleure valorisation de la société par l’effet d’une demande plus large en a découlé, gage de facilitation des prochaines cessions et d’une meilleure promotion de l’image du Maroc à l’international.
Le choix porté sur la place de Paris s’explique par les accords entre les organes de régulation et les opérateurs des deux pays, par la proximité culturelle et linguistique et par la forte communauté marocaine en France.
Actuellement, eu égard aux réalisations de la société cotée à 8,2 euro (au 30/12/04 contre 6,1 euros lors de l’introduction), certains intermédiaires cherchent même à s’abriter entre les deux places financières. Acheter à la Bourse de Casablanca, puis vendre à Paris peut rapporter gros. Selon le gendarme de la Bourse, le CDVM, la législation en la matière y est favorable. Reste à savoir ce qu’en pense l’Office de change.
Malheureusement, les responsables de l’office restent injoignables !
En tout cas, les performances lors de l’introduction en Bourse de l’opérateur seront difficilement égalées. L’opération fut sur-souscrite plus de 21 fois, avec plus de 133.000 souscripteurs. La participation de 98 % des salariés de la société en est une preuve supplémentaire.
Du point de vue complément législatif, le travail d’accompagnement institutionnel et juridique qui a amplifié le succès de l’opération reste aussi une première. La publication au Bulletin officiel du 8 novembre 2004 de la loi n° 31-04 est un acquisition.
Cette loi modifie la législation sur la privatisation qui autorise la cotaton des entreprises privatisables à l’étranger et qui abaisse le montant minimal de la valeur nominale des actions de Maroc Telecom de 100 DH à 10, et ce pour une plus large diffusion des titres.
La publication de l’arrêté du Ministre des Finances qui modifie le règlement de la Bourse en permettant l’utilisation de la procédure de l’Offre à Prix Ouvert (OPO) est une première au Maroc.
Pour l’avenir, le bon comportement de la valeur Maroc Telecom en Bourse est la meilleure preuve de sa rentabilité et de sa capacité de distribution des dividendes au futur. En bourse, c’est bien connu, l’investisseur anticipe l’avenir. Dans le cas Maroc Telecom, au regard à l’évolution, l’avenir est assurément sur.

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