Maroc-USA : L’échéance 2003

Au lendemain des événements du 11 septembre, les Etats-Unis ont réaffirmé leur domination du monde économiquement en déboursant des sommes importantes en matière d’investissements dirigés vers les pays en développement. Selon cette optique, le Maroc reste une plate-forme stratégique. Son emplacement géographique et sa situation politique plus que satisfaisante par rapport aux contrées voisines le maintiennent dans une position d’ouverture vers l’extérieur. Aussi, la journée du jeudi dernier fut riche en rencontres entre les pouvoirs publics marocains et le secrétaire adjoint au département américain de commerce, Samuel Bodoni.
L’objet de ces réunions avec le Premier ministre Abderrahmane Youssoufi et le wali de la ville de Casablanca, Driss Benhima, consiste en la relance des engagements pris par les deux pays. Les discussions entre Samuel Bodman et le Premier ministre, en présence de l’ambassadrice des Etats-Unis au Maroc, ont porté notamment sur les grandes orientations relatives à la zone de libre-échange entre les deux pays.
Il faut dire que cette escale de travail au Maroc n’est que la première de celles qui suivront en Egypte, en Tunisie et en Algérie. La mission de M. Bodman entre dans le corollaire des mesures prises par Washington dans le cadre de la loi «trade promotion authority».
Cette législation trouve son origine dans la satisfaction des intérêts des Etats avec lesquels les Américains visent le renforcement des accords économiques et commerciaux. Pour ce qui est du Maroc, l’émissaire yankee a estimé que «les importantes réformes économiques entreprises au Maroc permettront de mobiliser des capitaux et des investissements».
Par ailleurs, au cours de ses entretiens avec Driss Benhima, l’annonce d’une date butoir concernant la signature de l’accord de libre-échange entre les deux pays par Samuel Bodman reste l’élément le plus intéressant. C’est ainsi que cet accord «sera signé probablement dans un an», a-t-il annoncé. De plus, il n’a pas manqué de préciser que «si les efforts déployés par les deux parties se poursuivent normalement, la signature de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis devrait intervenir à la fin de l’année 2003». Autre signal.
C’est le Centre régional d’investissement de Casablanca qui a abrité ces pourparlers. Ce fut également l’occasion, d’une part, pour le wali de la ville de mettre en avant le fondement de la création de cette structure. Et, d’autre part, pour qu’il insiste sur «les opportunités qu’offre la capitale économique du Royaume aux investisseurs dans divers secteurs, notamment dans les secteurs du textile, du tourisme, des nouvelles technologies d’information et des services». Il reste donc au prochain gouvernement de continuer sur cette lancée.

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