Maroc/Italie : L’entente verte

La conférence euro-méditerranéenne consacrée à « l’intégration à grande échelle des énergies renouvelables dans le bassin méditerranéen », s’étant tenue le 21 septembre dernier à Marrakech, a également été l’occasion pour les représentants italiens et marocains de prendre quelques dispositions. C’est ainsi qu’un mémorandum d’entente a été signé par Abdelhanine Benallou et Corrado Clini, directeurs généraux respectivement du Centre de Développement des énergies renouvelables (CDER) et du ministère italien de l’Environnement et du Territoire.
Un budget de 1,5 millions d’euros sera destiné à la réalisation des actions programmées, d’ici la fin de l’année 2003. Le mémorandum porte dans sa globalité sur la coopération en matière de promotion des énergies renouvelables, la conservation de l’énergie et la protection de l’environnement. Il est aussi prévu que les deux parties s’occupent de la mise en forme d’un accord, en collaboration avec le ministère de l’environnement marocain, pour le développement de ce qu’on appelle le certificat vert ou « green certificate trading ». Ce programme repose sur « l’échange de l’électricité verte » entre le Maroc et l’Italie, en relation avec des projets relatifs à l’énergie solaire et éolienne.
Il faut rappeler que les deux pays, sont tous deux, signataires de l’initiative « Type II », adoptée durant le Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg. Mais, il demeure pas moins, que quoique fort louables, ces initiatives rappellent la difficile réalité à moyen terme de la situation énergétique au Maroc. Le pays dépend à plus de 85% des importations extérieures, quant à l’approvisionnement en produits énergétiques. Par conséquent, la facture pétrolière absorbe 25% des recettes d’exportation.
Sur le plan de la facture énergétique nette pour l’année 2001, elle s’élève à 17,6 milliards de DH. Par ailleurs, en matière de balance énergétique, cette dernière affiche pour l’année 2001, une consommation de 10,16 Mtep, contre 4,05 Mtep en 1980. Toujours dans le cadre, du mémorandum contracté par les deux Etats, les actions programmées s’intéressent à l’électrification du monde rurale, à l’adduction d’eau, et la réalisation de projets de financement innovants à base d’énergie solaire photovoltaique.
Les chiffres publiés par le département de l’Energie et des Mines, enregistre 1760 villages électrifiés durant l’année 2001. Aussi, il reste une donne. Au regard de la situation du pays en matière d’énergie, la stratégie menée se doit d’intégrer les énergies renouvelables. Unique alternative qui sous-tendrait à la baisse de la dépendance énergétique et à l’augmentation de la satisfaction des besoins des populations rurales en énergie.

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