Marrache : «Agadir est d’abord balnéaire !»

Marrache : «Agadir est d’abord balnéaire !»

ALM : Comment se présente Holidays Service aujourd’hui?
Guy Marrache : Holidays Service est un réceptif dans lequel le TO allemand TUI est associé à 50%. TUI est présent dans beaucoup de pays. En France, ce groupe est associé à Nouvelles Frontières, TUI France, en Belgique à Jet Air. En ce qui concerne Holidays Service, il s’agit d’une entreprise qui emploie 250 personnes, qui a sa propre expertise, sa flotte (250 véhicules), des bureaux à Agadir, Casablanca, Marrakech, Tanger et Ouarzazate. Au niveau des hôtels, nous avons à Agadir, Tikida Beach, Tikida Dunas et à Marrakech, Tikida Garden.
Votre partenaire TUI s’est engagé au Maroc pour un certain nombres d’objectifs. De quoi s’agit-il ?
Effectivement, TUI a signé un protocole d’accord avec l’Etat marocain pour notamment doubler son nombre d’arrivées au départ de l’Allemagne, de la Belgique, de la France, d’ici l’hiver prochain. Ces objectifs sont déjà atteints en ce qui concerne le marché français, en augmentation de 50% et en cours pour la Belgique (20%). Le groupe TUI fait le nécessaire pour donner de l’impulsion au marché Allemand.
La destination Agadir est-elle suffisamment desservie ? Comment les grands opérateurs, comme TUI, arrivent-t-ils à y acheminer leurs clients ?
Le TUI dispose de sa propre flotte. Nouvelles Frontières a mis un charter toutes les semaines sur Agadir. De son côté, Jet Air compte trois vols sur le Maroc (Marrakech et Agadir). En ce qui concerne le régulier, Agadir souffre de l’absence de liaisons directes avec la Suisse, l’Italie, la Belgique, l’Angleterre et l’Allemagne. En ce qui concerne la RAM, beaucoup d’efforts ont été faits. On peut dire que ce n’est pas l’offre qui est insuffisante, mais la compagnie nationale a une politique très immédiate en matière de prix, lesquels sont souvents élevés. Les opérateurs ont besoin d’une compagnie nationale plus agressive dans les vols réguliers.
On s’attendait à ce que 2004 marque la reprise des arrivées touristiques. Est-ce le cas ?
Il y a des signes de reprise substantielle pour les marchés français et belge, en augmentation. Le marché allemand n’a pas baissé. Pour le premier trimestre 2004, les chiffres sont globalement positifs. Mais au niveau des réservations sur le reste de l’année, il y a du retard. Les réservations tombent en retard d’une semaine à l’autre.
Aujourd’hui, l’offre sur Agadir est plus importante que la demande, ce qui crée quelques problèmes et des pratiques. Heureusement, nous avons un CRT solide qui remediera à cela.
D’aucuns pensent que le balnéaire est démodé et que la destination doit accorder plus de place au culturel, dans une sorte de combinaison…
Ce n’est pas à mon avis, la piste qu’il faut suivre. Agadir doit être un produit balnéaire. D’ailleurs, tout ce qui n’est pas balnéaire dans la région est en chute libre. Les gens viennent d’abord pour le balnéaire et la niche circuit.
La nouvelle étude sur Agadir va-t-elle dans ce sens ? Est-elle opportune ?
Le plan de développement régional est très important pour la relance de la destination. Il demande à ce qu’Agadir soit une station balnéaire. C’est une destination unique, à trois heures de vol de Paris. En été, nous sommes en concurrence avec beaucoup d’autres produits. Mais à partir de septembre et octobre, nous sommes l’unique destination d’été proche des marchés émetteurs européens. Pensez, en plein hiver à Paris, Agadir baigne sous le soleil pendant toute l’année. Je pense que ceux qui sont chargés de faire la promotion de la ville, doivent prendre en compte cette donne.Au lieu de faire figurer le chameau dans la publicité institutionnelle, il faut insister sur le fait que nous sommes une destination balnéaire de moyenne gamme, qui intéresse la clientèle de famille, les seniors (le 3e âge représente 80% de la clientèle) etc.
Quels sont les investissements prévus cette année pour Holiday Service ?
Nous allons commencer les travaux d’extension du Golf du Soleil qui va passer de 27 à 36 trous. Par ailleurs, dès la fin du mois de juin, nous allons commencer les travaux pour la construction d’un hôtel de 500 chambres sur le site de l’ancien Oumnia.

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