Marrakech, capitale de l’industrie

Marrakech, capitale de l’industrie

La 8e conférence internationale du pétrole et gaz s’est ouverte à Marrakech le 26 avril. Sous le thème «négoce et financement du pétrole et du gaz en Afrique », cette rencontre réunit plus de 600 experts et cadres, dont une vintgaine de ministres, et des représentants d’entreprises de plusieurs pays dont la France, la Norvège, la Chine, etc. Les grands majors qui participent dans le partage des risques prospections au Maroc, ont fait aussi le déplacement.
A la conférence de presse organisée la veille de l’ouverture officielle, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Boutaleb, et le directeur de l’ONHYM, Amina Benkhadra ont mis le point sur l’état de l’activité recherche et prospection du pétrole et du gaz au Maroc, sous le regard attentif du secrétaire général de la CNUCED, le Suisse Rubens Ricupero.
En trois ans, le niveau de prospection au Maroc s’est considérablement accru. Le ministre de l’Energie et des Mines a évoqué la nouvelle dynamique. Plus de 59 permis de prospection ont été accordés ces quatre dernières années. Concernant les forages, les choses bougent aussi. Mais, sachant que les statistiques s’accordent à dire qu’il faut en moyenne une centaine de puits pour déboucher sur un résultat probant, il y a encore du chemin à faire. Le Maroc n’en est encore qu’à ses débuts comme l’ont rappelé et le ministre et le directeur Amina Benkhadra, en réponse aux questions de la presse.
En attendant, l’Office national des Hydrocarbures et des Mines, (l’ONHYM), poursuit ses opérations de promotion auprès des sociètés internationales, par la participation aux conférences internationales majeures ou par l’organisation de présentations techniques à des sociétés en visite au Maroc.
Plusieurs accords de participations pétrolières ont été signés. Et c’est là que se situe le déclic. La surface de prospection couverte englobe plusieurs kilomètres carrés. Les signés à l’orée de l’année 2003 concernent principalement la zone offshore. C’est le cas, entre autres, des contrats de reconnaissance de Boujdour, Dakhla, avec Total Fina Elf, Missour et Rabat-Salé avec la société malaisienne des pétroles, Péronnas. D’autres zones sont aussi concernés, entre autres, Tissa et Asilah à Ouezzane, Aït Riouch et Talsint Nord-Est. Egalement en évolution, les accords pétroliers.
L’année dernière en début d’exercice, ils ont concerné la zone de Talsint, Safi en haute mer et Ras Tafelny. Avant l’année 2004 et avant les derniers accords signés en fèvrier et mars avec de grands groupes dont Maersk Oil, les permis et les autorisations de reconnaissance couvraient une superficie de 344 403. 55 km2 dont 89% en zone off-shore. C’est là, sur 239 139. 6 km 2, que se concentrent les recherches. Au 31 décembre 2002, plus de 16 concessions d’exploitation étaient en vigueur. Comme l’a rappelé Amina Benkhadra, le Maroc a adopté une législation souple en matière de prospection: simplification des procédures, taxations avantageuses et possibilités accordées aux investisseurs de récupérer une partie de leurs mises. Concernant le gaz naturel, le ministère de tutelle est en train de finaliser un projet de loi qui va introduire une réforme en matière de transport et de distribution. Le Maroc compte atteindre une capacité de production de 2,8 milliards de mètres cubes à l’horizon 2010. Preuve du dynamisme de l’activité énergie et mines en général, l’augmentation rapide des recettes fiscales (plus de 14 milliards de dirhams) imputées au secteur. Les officiels, le ministre de l’Energie et des Mines en premier, attendent de cette rencontre qui réunit les pays producteurs du pétrole en Afrique et leurs partenaires des autres continents, donner une impulsion à la promotion des potentialités du Maroc.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *