Marrakech, capitale du pétrole africain

Marrakech, capitale du pétrole africain

À un moment où il a entrepris un vaste chantier de réformes du secteur de l’énergie afin de se donner toutes les chances pour une meilleure prospection notamment pétrolière, le Le Maroc abrite, du 26 au 30 avril, la 8ème conférence sur le négoce et le financement du pétrole et du gaz en Afrique..
Cette importante conférence, initiée par la CNUCED en collaboration avec le ministère marocain de l’Energie et des Mines et l’Office national des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) est d’autant plus riche et importante qu’elle réunit quelque 800 personnalités et experts en matière de recherche et de production pétrolières, ainsi que des décideurs des secteurs de l’énergie et de la finance.
« Les opportunités dans l’amont de l’industrie pétrolière marocaine », « la coopération intra-africaine pour le développement de l’énergie », « les innovations technologiques dans le secteur pétrolier », « les aspects juridiques de l’énergie en Afrique » et « le financement des exportations pétrolières africaines » ; sont autant de sujets soumis aux éminentes personnalités.
Les responsables marocains du secteur de l’énergie ne peuvent que tirer profit de ce prestigieux rendez-vous pour conforter les réformes qu’ils ont déjà engagées dans ce domaine. Des réformes toutes aussi importantes et dont les fruits ne se sont pas fait attendre, puisque le Maroc compte désormais un portefeuille de 14 accords pétroliers et 3 autorisations de reconnaissance signée avec 19 sociétés pétrolières qui opèrent dans différentes régions du Royaume, aussi bien en onshore qu’en offshore.
Parmi ces réformes, il y a l’adoption et l’entrée en vigueur en 2000 du nouveau Code des hydrocarbures qui a été mis en place dans le but de générer davantage d’investissements dans le secteur de l’énergie en offrant notamment des avantages fiscaux comme l’exonération de l’impôt sur les Sociétés pendant les 10 premières années de mise en production de tout gisement découvert. Il prévoit également des royalties à taux réduits variants entre 10 pc et 7 % pour le pétrole, 5 et 3,5 % pour le gaz et fixe la participation de l’Etat à 25 pc maximum. À l’occasion de la 8ème conférence panafricaine, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le nouveau Code marocain des hydrocarbures sera à l’honneur et fera l’objet de discussions par les participants. Par ailleurs et dans le but de rassembler les synergies et mener une stratégie de promotion rénovée, il a été décidé également la fusion du Bureau de Recherches et de Participations minières (BRPM) et l’Office national de Recherches pétrolières (ONAREP) pour donner lieu à l’ONHYM.
Concernant le secteur des mines, le Maroc a élaboré un nouveau Code minier qui devrait être promulgué cette année. Comme le Code des hydrocarbures, le Code minier vise à drainer davantage d’investissements, mettre en valeur le potentiel minier que recèle le Maroc et renforcer ce secteur stratégique.

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