Marrakech se porte bien

Marrakech se porte bien

Les statistiques encore provisoires pour l’année 2003 font état d’une envolée sans précédent de l’investissement hôtelier à Marrakech. Près de 46 projets touristiques sont actuellement en cours de réalisation, pour une enveloppe globale d’environ 2 milliards. Ce qui met Marrakech dans un bon timing par rapport à ses prévisions qui tablent sur 2 000 chambres entre 2003 et 2004. Le complexe touristique, le «Jardin Agdal», aujourd’hui en pleine phase de réalisation, est le plus important par son budget qui est de l’ordre de 476 millions. Cet investissement réalisé par la Société Vinci porte sur la construction de 123 unités hôtelières et 22 riads. Autre projet en cours, la construction d’un deuxième village Club Med (250 millions de dirhams) dans la Palmeraie. Les travaux ont commencé depuis plusieurs mois. Dans la rubrique des rénovations, le projet d’extension de l’hôtel Essadi, l’un des monuments de Marrakech, qui porte sur la construction de 94 appartements et 10 villas pour une enveloppe de 230 millions de dirhams, est aussi en cours d’exécution. Pour sa part, le groupe Accor qui s’est retiré de la zone d’Aguedal, a consenti 210 millions de dirhams pour l’extension du Sofitel à 260 chambres. Dans la catégorie village de vacances et résidences touristiques, le Jardin de Marrakech situé à Ouahat Sidi Brahim (250 millions de dirhams) représente l’investissement le plus signifiant, devant le centre d’estivage de l’Odep et le Rida Palace, ensemble de 66 riads et 2 résidences. A signaler, parmi les grands promoteurs à Marrakech, le groupe Chaâbi, engagé dans un chantier de construction d’un hôtel 5 étoiles de 508 lits sur l’Avenue de France et également en partenariat pour un établissement de 106 chambres et 5 suites. Cet engouement des investisseurs pour Marrakech porte à croire que le rythme des investissements sera accru en 2004. Des projets sont en attente, particulièrement dans la zone d’Aguedal dont le démarrage effecif des chantiers atteindra un rythme soutenu d’ici quelques mois. Déjà le groupe saoudien Nesco, qui compte construire un établissement de standing dans la zone d’Aguedal, vient de mettre en place une société d’investissements, Nesco-Investissements chargé de coordonner ses activités dans la ville. Présent en Egypte, en Arabie Saoudite et au Liban, ce groupe a lancé un projet de construction d’un établissement de 290 chambres à Agadir. Des prospections sont en cours pour Casablanca. Si le Centre d’investissement de Marrakech a résolu bien des problèmes, il n’en demeure pas moins que des blocages subsistent. Quelques promoteurs continuent toujours à se plaindre de la lenteur du traitement de leurs dossiers. Cas entre autres d’Air Magic, qui, depuis l’année dernière, attend les autorisations nécessaires pour commencer ses activités. En attendant, si chaque jour, Marrakech se rapproche de ses objectifs 2010, à savoir atteindre 22.000 chambres, ailleurs c’est le statu quo. Derrière la ville ocre, l’intendance ne suit pas. A titre de comparaison, Casablanca n’a attiré durant toute l’année 2002 que 130 dossiers d’investissements pour un montant de 710 millions de dirhams. Entre 2000 et 2002, Fès a bénéficié en tout et pour tout de sept projets touristiques pour un investissement global de 140 millions de dirhams. Dans cette dernière ville, il s’agit surtout de projets nationaux. À Agadir, si le retrait de Sol Melia s’avère, c’est un investissement d’un milliard de dirhams qui se serait évaporé dans une ville qui table sur 12 milliards d’investissements d’ici l’horizon 2010. Ajouté à cela, l’incertitude qui pèse désormais sur le projet de Taghazout, et le cas de quelques chantiers retardés ou remis à des calendes plus propices. Une chose est sûre, l’état des investissements à Marrakech découle d’abord d’une situation touristique meilleure que dans les autres villes, avec des arrivées en augmentation, des nuitées en hausse et surtout une desserte aérienne meilleure qui place l’aéroport de Marrakech en concurrence directe avec celui de Casablanca. Mais il y a aussi les nombreuses actions de promotion engagées tant par l’ONMT que le CRT local présents dans les salons et les rencontres touristiques à l’international. Des ingrédients certes difficiles à réunir mais qui pourraient faire recette ailleurs.

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