Microfinance : Les ambitions des acteurs

Microfinance : Les ambitions des acteurs

Un nouveau cadre juridique est en cours d’élaboration

«On est en attente du nouveau texte de loi pour voir quels sont les périmètres qui vont être autorisés et quelle sera la feuille de route à définir».

Les attentes des opérateurs sont grandes. L’ensemble des acteurs opérant dans la microfinance œuvre à ce que le secteur soit doté d’une feuille de route bien définie. C’est dans cette optique que s’inscrit la vision de la Fédération nationale des associations de microcrédit (FNAM). Des projets structurants sont sur les rails.

Le premier a été bouclé fin 216 portant sur l’étude et la mise à niveau de l’environnement institutionnel juridique et réglementaire de la microfinance au Maroc.  «Les recommandations tirées de cette étude vont servir à l’ensemble des acteurs dont le ministère des finances et la banque centrale, à mettre à jour notre feuille de route et affiner davantage nos attentes qui ont été clairement communiquées à la tutelle», affirme le représentant de la FNAM. Une autre étude est en cours. Elle vise l’évaluation du potentiel de la microfinance au Maroc. Elle donnera plus de visibilité du secteur, en identifiant la population cible du secteur et en recensant les unités de production informelle. «Tout cela est en lien indirect avec le curseur juridique. On est en attente du nouveau texte de loi pour voir quels sont les périmètres qui vont être autorisés et quelle sera la feuille de route à définir», explique M. El Mazouri.

A noter que le ministère de l’économie et des finances et Bank Al-Maghrib se penchent actuellement sur l’élaboration d’un nouveau texte de loi. Le but étant d’offrir un cadre très ouvert à l’ensemble des acteurs.  «Le statut d’association limite notre champ d’action. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons que la réglementation évolue favorablement », indique le délégué de la fédération.

Le regard des opérateurs est porté sur l’effort de fiscalité que l’Etat va consentir dans la microfinance en tant qu’outil de lutte contre la pauvreté et d’inclusion financière. Parmi les recommandations relevées par l’ensemble des acteurs, on cite la révision du plafond du microcrédit fixé à ce jour à 50.000 dirhams.

Les opérateurs ambitionnent également de partager le risque avec d’autres institutions telles que la Caisse centrale de garantie (CCG). A l’instar de ce qui se fait dans le secteur bancaire, les acteurs de la microfinance souhaitent à ce que les contre-garanties de la CCG soient étendues au secteur de la microfinance.

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