Microfinance : premier forum régional à Oujda

Organisé par l’association Al Karama  de microcrédit, avec la participation  de nombreuses associations et organismes privés et publics, le forum a dressé  un rapport de synthèse laissant présager l’élargissement de l’assiette des  bénéficiaires du microcrédit (des citoyens démunis) qui sont actuellement au  nombre de 600.000 clients, une amélioration des prestations des associations du  microcrédit (services individuels, allégement de procédures, élévation du  crédit avec réduction du coût, d’où l’interpellation des bailleurs de fonds, et  accompagnement des bénéficiaires), en plus d’une tendance vers une  "diversification" du produit, qui pourrait ainsi s’étendre à l’épargne et à  l’assurance. Outre le rôle de ces associations dans la lutte contre la marginalisation,  le chômage et la contrebande, les intervenants ont souligné la nécessité d une  meilleure mise à profit de l’enveloppe de 746,25 millions de dirhams, prévue au  titre du programme réservé à la région de l’Oriental dans le cadre de l’INDH. Ils ont également mis l’accent sur la nécessité d’une "formation préalable"  à cette initiative en partenariat avec les acteurs locaux (collectivités  locales, associations, coopératives), d’un encadrement des ressources humaines  et de l élaboration de projets intégrés. Quant au programme Millenium Challenge Account, doté d’une enveloppe  consistante de 750 millions de dollars au profit du Maroc, les intervenants ont  suggéré un "partenariat stratégique" entre les associations, les coopératives  et les communes, pour un usage rationnel de cette dotation destinée au  financement des projets de développement. Ils ont également insisté sur une  meilleure explication des fondements de cette opportunité aux différentes  composantes de la société civile et aux responsables et agents des  collectivités locales. Les participants ont, d’autre part, souligné l’importance de la mobilisation  du tissu associatif contre la pauvreté et l’exclusion et de la sensibilisation  des Marocains résidant à l’étranger (MRE) pour leur implication dans les  projets de développement, et ce à travers des meetings d’informations afin de  les rapprocher davantage de la société civile et de les inciter à jouer leur  rôle en tant qu’acteurs du développement régional.

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